inspection scolaire : la flandre brise notre confiance

MOUTON,OLIVIER

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Jeudi 22 octobre 2009

Le parlement flamand a voté à la hussarde le décret confiant à la Communauté flamande l’inspection pédagogique dans les écoles primaires francophones des communes à facilités de la périphérie bruxelloise. Un coup de force. Une provocation intolérable qui survient au pire moment, alors que le Premier ministre Herman Van Rompuy s’est promis de résoudre le dossier politiquement délicat de Bruxelles-Hal-Vilvorde.

Combien de temps encore devra-t-on supporter cette schizophrénie ? La majorité régionale flamande, emmenée par le CD&V Kris Peeters, jette délibérément une peau de banane sous la majorité fédérale emmenée par un autre CD&V, Herman Van Rompuy. Au nord du pays, les démocrates chrétiens sont définitivement sous l’influence des nationalistes de la N-VA dont le seul objectif avoué consiste à laisser pourrir le devenir belge.

Ce vote, intervenu à l’unanimité des partis flamands, n’avait d’autre urgence que de couper l’herbe sous le pied de la procédure en conflit d’intérêts qui aurait pu être initiée par les francophones depuis le parlement bruxellois. Comme une métaphore de ceci : les partis flamands ne veulent pas d’une solution négociée sur BHV. Autrement dit : ils veulent scinder cet arrondissement à leurs seules conditions. Comme un sinistre rappel de ce vote en commission parlement du parlement fédéral, le 7 novembre 2007. Scindant unilatéralement l’arrondissement de BHV, il avait, à l’époque, durablement miné le climat communautaire.

Cette fois encore, comme une décevante rengaine, un coup de fusil venu du Nord siffle à nos oreilles. Pascal Smet, ministre flamand de l’Enseignement, a beau rassurer, affirmer qu’il gérera cette inspection communautarisée en concertation avec son homologue francophone, on peine à le croire. L’objectif, à terme, semble écrit : il s’agit ni plus ni moins d’imposer le néerlandais dans les écoles francophones de la périphérie. Une politique du fait accompli pour miner, une nouvelle fois encore, les facilités.

Dans ce contexte, à quoi bon encore se montrer ouvert à une négociation sur BHV ? Ce vote flamand est à la fois une provocation et une douche froide. Les francophones ne peuvent plus leur faire confiance.

Pas de résultats.