Le château du Bois d’Arlon revit

BODEUX,JEAN-LUC

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Jeudi 22 octobre 2009

Arlon Après l’hôtel, un restaurant et un petit théâtre

Construit en 1897 par le Bruxellois Léon Barbanson, le château du Bois d’Arlon a, ces dernières décennies, subi les assauts de ses ex-propriétaires. Une transformation radicale et lamentable. Aujourd’hui, le domaine revit. Un retour aux sources. En quatre ans, et en deux phases. D’abord, le château, puis la conciergerie. Presque un miracle. Le voilà hôtel de luxe. Un « plus » pour le chef-lieu, à quelques bornes de la frontière et de Luxembourg.

Sur la route reliant Arlon à Virton, non loin de l’entrée du camp Lagland, on ne voit qu’une entrée monumentale. Le château, désormais entouré d’un domaine de 190 hectares, se trouve au bout d’une allée bordée d’arbres. Voilà quelques années, les héritiers Spoormans ont mis ce domaine en vente. En 2004, Fabienne Fontaine et Michel Mathieu, associés à parts égales, décident d’acquérir le château et trente hectares qui l’entourent. Un exploitant forestier d’Opont achète l’autre partie, qu’il met à blanc, avant que le duo ne l’achète.

Gestionnaires de sociétés immobilières au Luxembourg, et de revues (Références Immobilières, revendues depuis lors, puis Rendez-vous), le duo Fontaine-Mathieu veut redonner un avenir à ce site qui a fait rêver des générations d’Arlonais et d’habitants des villages voisins, qui ont travaillé au domaine.

L’état dans lequel ils ont trouvé ce bâtiment était pitoyable. Il ne restait rien du château. Les Spoormans l’avaient transformé en vaste « chalet de chasse ». Après avoir vendu tout le mobilier, ils ont abattu la partie haute, dans les années 80, faisant crouler les murs dans les caves ainsi comblées. Sans l’intervention de feu l’architecte André Fellin, il ne serait rien resté.

Mais en 2004, en huit mois, le château a presque été reconstruit à l’identique, tours comprises. Aujourd’hui, c’est un hôtel de luxe de dix chambres, entre ambiance très cosy et modernité technique. Les caves ont quant à elles été aménagées en sauna, jacuzzi, salle de massage, hammam et salon de dégustation.

Le temps de souffler, surtout financièrement, le duo décide d’entamer la seconde phase, à savoir transformer la conciergerie qui n’était plus qu’un hangar agricole, en restaurant, salle de séminaire et petit théâtre avec balcon à la parisienne, qui accueille des concerts classiques (dont un ce 23 octobre) et des spectacles, avec repas possible. « Notre clientèle était déçue, comme nous, de ne pas avoir de restaurant sur place. Il fallait combler ce vide », note Michel Mathieu. Tout respire désormais le calme, l’élégance, le prestige, grâce à un investissement avoisinant les dix millions d’euros ! Dix emplois ont été créés au château, et neuf au restaurant.

Demain, il y a encore d’autres projets, dont la création d’un parcours de golf. Mais c’est une autre histoire…

Rétroactes

1861

Vente publique de deux lots du Bois d’Arlon. Dieudonné-Joseph Ansion achète le tout (277 ha) pour 450.000 francs.

1897

Achat par Léon Barbanson, qui y construit le château. La ferme et les 80 ha sont loués.

1930

Gaston Barbanson, son fils, à l’origine de l’Arbed, rachète le tout.

1952

Début du morcellement du domaine. Vente de la ferme et des propriétés agricoles.

1964

Achat de 54 ha de bois par W. Spoormans, d’Arendonk. Joseph-Clément Poot achète le reste, soit 156 ha, dont le château. Il revendra le tout à Spoormans en 1965.

Années 80

Transformation du château.

2004

Fabienne Fontaine et Michel Mathieu achètent le château.

2005-2009

Ouverture de l’hôtel, puis du restaurant.

Pas de résultats.