Nous avons vu « This Is It », le film sur Michael Jackson

COLJON,THIERRY

Mercredi 28 octobre 2009

Musique

Le film « This is it », consacré à la vie de Michaël Jackson, est sorti sur nos écrans. Plus sobre que la campagne marketing qui entoure sa sortie, il humanise enfin l’artiste.

Quatre mois ! Quatre mois seulement séparent la mort, le 25 juin dernier, de Michael Jackson, et la sortie dans le monde entier du film qui lui est consacré.

C’est peu bien sûr et on ne peut que regretter que l’urgence soit née de seules motivations financières. Comme s’il s’agissait d’épurer les dettes du défunt au plus tôt.

Qu’à cela ne tienne, l’armada de financiers, avocats, producteurs et conseillers qui entourent les héritiers de Michael a finalement fait le bon choix en demandant à Kenny Ortega, le metteur en scène du spectacle prévu dès juillet dernier à l’O2 londonien, de monter ce This is it qui n’est rien d’autre que les vues des répétitions et des images qui allaient être insérées dans le show.

Le réalisateur connu pour ses trois High school musical et de nombreuses séries TV, a travaillé de longs mois avec MJ, comme il l’appelle, et il a tenu à ne pas trahir celui avec lequel il a tissé une apparente amitié.

De nombreux commentateurs ont parlé de l’état de santé inquiétant du chanteur. Tout au long des presque deux heures de film, on n’est en rien étonné de le voir pâle et aminci. Michael sourit plus que de coutume et semble surtout préoccupé par son job.

Le film n’est pas si mauvais qu’on le craignait au vu des conditions dans lesquelles il a été réalisé. Même s’il est destiné exclusivement aux fans habitués des bonus de DVD de concerts. Pas trop de commentaires ni d’interviews rasantes. On apprécie la sobriété d’une réalisation qui tourne uniquement autour des chansons et de son auteur. Il s’agit ici d’un réel making of du spectacle qu’on ne verra jamais. L’impact émotionnel de This is it est évidemment décuplé par la force de la musique et le triste destin de Michael.

Il est intéressant de découvrir les images en 3D destinées au spectacle, comme le petit film en noir et blanc où Michael croise Rita Hayworth dans Gilda, ou se fait poursuivre par Humphrey Bogart. Mais ce qu’on a le plus apprécié est de retrouver pour la première fois un Michael détendu, au travail, sans fard ni mise en scène. Lui qui a Tant géré la médiatisation de son image (au point de la rendre ridicule !), il n’aurait sans doute pas apprécié qu’on montre ces copies de travail destinées au départ à sa vidéothèque. C’est là tout le sel de This is it qui humanise enfin l’artiste.

Pas de résultats.