Le jeu de société pour rebâtir la mémoire
SOUMOIS,FREDERIC
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Vendredi 30 octobre 2009
Circulation Appel aux compétences motrices et cognitives
En Europe, l’AVC est la troisième cause de décès et la principale cause d’invalidité sévère et de longue durée. Une personne est victime d’un AVC toutes les 30 minutes en Belgique ; 7.000 en meurent, 14.600 patients survivent avec un handicap plus ou moins grave. Quand le patient est sauvé, tout commence : « Le patient peut présenter des troubles des fonctions cognitives, comme la mémoire, la concentration, le raisonnement. Or, elles sont indispensables pour mener une vie autonome. Les séquelles peuvent être très marquées telle une importante amnésie ou aphasie (la personne ne trouve plus les mots pour s’exprimer ou comprendre) ou une lenteur extrême. Elles peuvent être au contraire discrètes tout en restant extrêmement handicapantes. Une personne présentant des troubles de la mémoire à court terme se voit quasiment incapable de reprendre une activité professionnelle : en conversation, elle ne peut plus être interrompue sinon elle perd le fil de ses idées, en réunion, elle ne parvient plus à retenir les informations qui viennent d’être fournies », explique Alexia Watelet, du centre de réadaptation fonctionnelle de l’hôpital Erasme. Ce centre utilise notamment le jeu de société dans un cadre familial. « Il est bien souvent tout à fait accessible aux patients cérébrolésés. Le matériel est attractif, la durée d’une
partie peut être courte. Les jeux font appel à des compétences parfois motrices, linguistiques, cognitives ou de raisonnement » (2).
