Philippe Gilbert : pas de Tour de France, « en principe… »

GREGOIRE,JOEL

Lundi 2 novembre 2009

Entretien Compétitif de février à octobre, Philippe Gilbert a rayonné sous toutes les latitudes en 2009. Qu’en sera-t-il en 2010 ? Le coureur de l’équipe Omega Pharma-Lotto vient de dévoiler son projet de saison. L’intégralité de notre entretien dans Le Soir de ce mardi

Où comptez vous ouvrir votre saison ?

Au Qatar, une épreuve organisée par Eddy Merckx qui m’avait demandé de participer. Dès lors, quand l’occasion se présente de répondre affirmativement à une telle personnalité… Le printemps sera axé sur les classiques avec un premier objectif avoué à Milan-San Remo : remporter une 3e classique d’affilée constituerait un exploit unique. J’essaierai. Viendront ensuite le Tour des Flandres et les Ardennaises. En dépit de leurs particularités, j’ai démontré qu’on peut les aligner et forger des résultats. Pourquoi ne pas les améliorer encore…

Votre formation devrait se recentrer davantage sur les classiques non ?

Oui. A part Van Den Broeck, personne ne peut revendiquer un top 10 dans un tour. Même si un jeune accroche un rang dans les 20 premiers, cela ne suffit pas. Alors oui, on doit miser sur les épreuves d’un jour, donc… sur moi.

Quant aux grands tours…

Je ne disputerai pas le Giro, dont le parcours se révèle vraiment trop difficile. Et en principe, le Tour de France non plus. En vue du Mondial, je sais convaincu de l’importance de rouler et terminer la Vuelta. Or, enchaîner les deux, c’est trop. Le Tour ne m’offrait que trois ou quatre opportunités de gagner une étape. J’ai beaucoup plus à perdre qu’à gagner. Les arrivées en Belgique ? Trop plates à mon avis, on ne sait jamais mais c’est… comme jouer au Lotto.

On vous sent désormais épris du passage par l’Espagne en vue de Championnat du Monde. Melbourne n’est pourtant pas Mendrisio.

Non, mais le circuit peut me convenir, peut-être encore plus si j’en crois le DVD puisque je n’ai pas eu le temps de me rendre en Australie. Les côtes plus courtes, raides et près de l’arrivée me plaisent. C’est une échéance qui vaut le coup d’être préparée. Arriver tôt assez sur place, connaître les noms des sélectionnés…

Et pour finir ce menu 2010…

En principe les mêmes classiques qui m’ont réussi. Je sais ce calendrier lourd à gérer, une coupure estivale et une préparation parfaite s’avéreront nécessaires.

Pas de résultats.