Van ROMPUY, oui... si leterme c’est non !
DELVAUX,BEATRICE
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Vendredi 6 novembre 2009
Ce poste de top dirigeant européen qu’autrefois nous considérions comme jouissif, plume méritée à notre chapeau de père fondateur de l’Europe, s’est transformé en « méga-tuile ». Van Rompuy quittant le poste de Premier pour la consécration européenne ? « No way », pas possible, repassez plus tard !
Notre fierté nationale, notre bon sens et notre propension naturelle au sacrifice, au nom de l’intérêt supérieur, ont évidemment vite repris le dessus. Cette nomination serait un honneur et cet homme ne devrait pas être un ectoplasme au service de grandes nations. Pour les optimistes, la présidence d’un Belge au Conseil européen, pourrait même nous renvoyer notre identité en miroir, la faire vivre mieux, dès lors qu’on pourrait la voir exister au sommet. Enfin, si seul Van Rompuy peut garantir le destin belge, c’est que, vraiment, ce dernier ne tient plus qu’à un fil…
Bon. Van Rompuy partant pour l’Europe, notre problème reste entier. Cet homme-là avait (re)trouvé la manière de faire tourner le bazar belge, après des essais signés par d’autres, calamiteux, sinon carrément destructeurs. Van Rompuy peut donc partir… à la seule condition que son successeur soit à la hauteur : qu’il sache gouverner la Belgique et assurer tout ce genre de bricoles, genre BHV, qui menacent rien moins que notre existence. A quoi servirait-il à la Belgique de donner un président à l’Europe… qui se retrouverait quasi apatride ou relié à un Etat au bord de l’éclatement ? Participer au devenir européen, sans arriver à assurer le nôtre, serait un acte irresponsable face aux citoyens belges… Gageons que la personne providentielle existe hors du seul Van Rompuy. Mais il revient aux présidents de parti, aux dirigeants du CD&V en particulier, d’assurer la qualité intrinsèque et non partisane du suivi. Et par mesure d’urgence, d’acter sans délai, qu’en aucun cas, ce successeur ne peut être Leterme. Déjà essayé, pas marché. Van Rompuy, avant de partir, rendrait un dernier service aux siens en y mettant son veto.
