Dopage : Wickmayer et Malisse hésitent à aller au TAS
n.c.
Samedi 7 novembre 2009
Yanina Wickmayer et Xavier Malisse ne savent pas encore s’ils adresseront un pourvoi en appel auprès du Tribunal arbitral du sport (TAS) de Lausanne suite à leur suspension d’un an par le Tribunal anti-dopage flamand (VDT) pour non respect de la réglementation sur le dopage. Les deux joueurs ont été suspendus jeudi pour un an.
« Une procédure devant le TAS est très coûteuse et dure très longtemps. Je n’ai actuellement pas les moyens financiers pour me lancer dans un tel combat », selon Xavier Malisse. « Je ne sais pas encore comment nous allons procéder, mais si cette suspension est maintenue, cela signifie la fin de ma carrière », a déclaré le Courtraisien.
Malisse et Wickmayer sont tous les deux défendus dans cette affaire par l’avocat Johnny Maesschalck. D’après ce dernier, il serait inutile de porter l’affaire devant le TAS et examine pour l’instant les autres procédures possibles.
« Nous allons nous réunir autour d’une table aujourd’hui à Anvers pour voir de quelle manière nous pouvons attaquer ce verdict totalement absurde et injuste », a déclaré Rudi Kuyl, le porte-parole de Wickmayer.
Wickmayer peut maintenant se tourner vers le tribunal d’arbitrage du sport, ultime instance internationale d’arbitrage du sport dont le siège est à Lausanne.
Un appel qui ne va pas de soi, selon Rudi Kuyl. « Maître Johnny Maeschalck étudie toutes les options, mais aller à Lausanne n’est pas évident. Nous devrions y plaider dans une autre langue à propos d’un décret flamand. » L’avocat a déclaré dans les journaux Gazet van Antwerpen et Het Belang van Limburg qu’il n’y a plus de raison de plaider. « Je constate que commettre trois fautes est synonyme de sanction. Il ne sert plus à rien de plaider », estime Johnny Maeschalck.
« Le décret prévoit une peine allant d’un an à deux ans. Mes clients ont reçu la peine minimum et il n’y a pas d’appel possible. Le seul appel doit être déposé à Lausanne, dans un autre pays et dans une autre langue. Allez expliquer un décret flamand à trois juges internationaux. »
Yanina Wickmayer s’est officiellement retirée du Tournoi de championnes, l’épreuve de la WTA disputée à Bali en Indonésie, qualifiée de Masters ‘B’, annoncent vendredi les organisateurs. La décision est la conséquence de la suspension d’un an infligée jeudi par le Tribunal antidopage flamand (VDT). Wickmayer, qui a réagi de manière hystérique quand elle a appris la sanction, ne pouvait pas prendre d’autre décision.
Stacey Allaster, le CEO de la WTA, a pris acte de la décision du VDT mais s’est refusé à tout commentaire tant que la procédure est en cours.
Wickmayer a été remplacée à Bali par la Russe Vera Dushevina. Elle doit rencontrer en fin de journée Anabel Medina Garrigues. Une rencontre sans enjeu dans la mesure où la Japonaise Kimiko Date Krumm est certaine de disputer les demi-finales après avoir battu Medina Garrigues jeudi.
Yanina Wickmayer est « anéantie et complètement brisée », a déclaré vendredi à la télévision Sporza Ann Devries, amie et entraîneur de la joueuse.
« Elle était anéantie, brisée et en larmes quand je l’ai contactée (par téléphone) à Bali » où Wickmayer disputait le Masters-B cette semaine, a dit Ann Devries.
« Un an, c’est beaucoup trop lourd pour quelqu’un qui n’est pas pris pour dopage. D’un coup, elle perd le fruit de plusieurs années de travail. Dans un an, elle aura perdu tous ses points WTA et devra repartir de zéro », a poursuivi l’entraîneur de Wickmayer, 18e au classement mondial et qui s’était révélée cette saison en atteignant les demi-finales de l’US Open.
(D’après Belga)
