Réforme de l’Armée : De Crem ne veut pas renégocier

n.c.

Dimanche 15 novembre 2009

Des collaborateurs du ministre de la Défense, Pieter De Crem, ont reçu une délégation du front commun des syndicats militaires en marge de la manifestation nationale organisée pour protester contre le plan de restructuration de l’armée proposé par le ministre. Ce dernier a, pour sa part, fermé la porte à toute renégociation sur le fond de son projet.

Une délégation des trois syndicats (CGSP, CSC-Services Publics et SLFP) a rencontré le directeur des ressources humaines au cabinet du ministre, Philippe Thilly, lors de manifestation, qui a rassemblé de 1.675 personnes (selon la police) à 6.000 (selon les organisateurs).

M. Thilly a, selon un porte-parole de M. De Crem et plusieurs responsables syndicaux, proposé aux syndicats de reprendre les négociations dans les prochains jours pour élaborer un plan social.

Trois des quatre syndicats avaient quitté la table des négociations le 30 octobre, faute d’avoir obtenu des réponses à leurs questions au sujet du fond structurel du dossier.

Interrogé par la RTBF, M. De Crem a toutefois écarté dimanche toute « possibilité de rediscuter » son plan, qui comprend une réduction des effectifs de l’armée à 34.000 personnes et la fermeture de 23 installations militaires.

« Le plan a été approuvé par le gouvernement et discuté au parlement », a-t-il fait valoir, confirmant sa fermeté sur la question.

Pas de volet social

Pour rappel, le plan De Crem prévoit la suppression de 5.000 postes de fonctionnaires et de 23 casernes. De nombreuses mutations sont également prévues, ce qui entraînera des nouveaux déménagements pour les militaires et leur famille.

« Le plan prévoit le déménagement de la caserne de Jambes à Amay, alors qu’on a investi à Jambes pendant 15 ans et qu’à Amay de nouveaux bâtiments devront être construits », explique Patrick Descy, CGSP Défense. « Le ministre a également levé les tranches optionnelles pour acquérir 326 blindés à 429 millions d’euros alors qu’il supprime des postes et des casernes. Il n’y a aucun volet social dans ce plan que l’on nous a véritablement imposé. On demande qu’il y ait d’abord une négociation », conclut-il.

(D’après Belga)

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