Polanski « n’acceptera pas d’être extradé aux Etats-Unis »
n.c.
Vendredi 20 novembre 2009
Le cinéaste franco-polonais Roman Polanski, emprisonné en Suisse, « n’acceptera pas d’être extradé aux Etats-Unis » où il est recherché pour une affaire de moeurs vieille de 30 ans, assure son avocat.
« Nous soulevons le problème de la prescription qui, s’il n’est pas abordé par la convention d’extradition liant la Suisse et les États-Unis, se pose indéniablement au regard des principes généraux du droit », déclare Me Hervé Temime dans un entretien dans le journal le Figaro de vendredi.
« Nous soutenons que monsieur Polanski n’a pas fait l’objet d’un procès loyal à Los Angeles », où il devait être jugé à l’époque des faits, ajoute Me Temime. « Pour toutes ces raisons entre autres, sa position demeure invariable : il n’acceptera pas d’être extradé aux États-Unis ».
Il ajoute : « Nous soutenons que Roman Polanski a déjà purgé sa peine en se soumettant, dès 1978, à des tests psychologiques menés en milieu fermé durant quarante-deux jours ».
Evoquant le recours présenté le 3 novembre par Roman Polanski concernant une demande de mise en liberté provisoire, Me Temime a déclaré : « Nous espérons tous que sa demande de mise en liberté sera prochainement acceptée. À titre personnel, j’ai le sentiment qu’une prolongation de sa détention constituerait une injustice exceptionnelle ».
Le Tribunal pénal de Bellinzone (sud de la Suisse) a indiqué qu’il se prononcerait probablement « d’ici deux à trois semaines » sur cette demande, déposée contre le refus du ministère suisse de la Justice de mise en liberté provisoire sous caution du cinéaste franco-polonais Roman Polanski détenu en Suisse depuis le 26 septembre sur mandat américain.
Roman Polanski, qui a reçu l’Oscar du meilleur réalisateur (2003) et la Palme d’Or à Cannes (2002) pour « Le Pianiste », est recherché par la justice américaine pour des « relations sexuelles » avec une mineure de 13 ans en 1977.
(afp)
