Leterme revient au 16 rue de la Loi, coaché
n.c.
Mercredi 25 novembre 2009
Le gouvernement Van Rompuy était censé démissionner à 10h30. La désignation d’Yves Leterme comme Premier ministre, les prestations de serment et un Conseil des ministres auront lieu dans la foulée. Steven Vanackere resterait vice-Premier ministre mais reprendrait les Affaires étrangères. Inge Vervotte reviendrait au gouvernement et reprendrait ses compétences actuelles.
Le Premier ministre Herman Van Rompuy devait être reçu par le roi mercredi à 10h30 afin de lui remettre sa démission ainsi que celle de son gouvernement. Le nouveau premier ministre pressenti, Yves Leterme, sera ensuite reçu sans doute vers midi, avant la prestation de serment de l’ensemble de la « nouvelle » équipe prévue à 13 heures. Il se confirme qu’il y aura ensuite un Conseil des ministres à 15 heures pour approuver la déclaration gouvernementale que le nouveau premier ministre lira à la Chambre à 17 heures.
La conférence des présidents de la Chambre se réunira immédiatement après la déclaration gouvernementale pour organiser les travaux parlementaires. Le débat sur la déclaration devrait avoir lieu jeudi et le vote de confiance vendredi. Après avoir lu sa déclaration à la Chambre, le Premier ministre se rendra également au Sénat.
« Il a maintenant une deuxième chance. Il a tous les éléments pour prouver qu’il est un bon Premier ministre. J’espère pour lui et pour la Belgique qu’il va réussir », a déclaré sur RTL-TVi M. Van Rompuy, qui part présider le Conseil européen.
Dans le remaniement entraîné par le départ d’Herman Van Rompuy, Yves Leterme passera donc des Affaires étrangères au poste de Premier ministre.
Steven Vanackere resterait vice-premier ministre mais reprendrait les Affaires étrangères. Inge Vervotte rentrerait au gouvernement où elle retrouverait les compétences qu’elle avait avant de démissionner en décembre dernier, à savoir les Entreprises publiques et la Fonction publique. Tous les autres ministres resteront à leur poste.
Le ministre Paul Magnette est revenu du Maroc ce mardi après-midi. De son côté, Charles Michel, le ministre de la Coopération au développement revient demain matin en Belgique pour quelques heures (il atterrit demain à 8h à Bruxelles via Milan), et repartira au Maroc après la prestation du gouvernement Leterme. La coutume veut en effet que ces missions économiques soient « couvertes » par un ministre du gouvernement fédéral en exercice. Traditionnellement, en effet, un ministre accompagne le Prince dans ses missions à l’étranger.
Le roi a reçu en audience cet après-midi au Château de Laeken Wilfried Martens, qui avait pour mission d’accompagner une transition rapide et efficace, cette mission comprenant en particulier la définition d’une procédure pour la négociation de problèmes institutionnels, annonce un communiqué du Palais. Il a fait rapport au roi des résultats de sa mission et de l’accord intervenu avec les présidents des partis de la majorité.
Dans le contexte de cet accord, Jean-Luc Dehaene, Ministre d’Etat, a été chargé par le roi de faire une proposition de fond au Premier ministre et aux présidents des partis de la majorité qui mèneront la négociation sur des problèmes institutionnels et en particulier celui de Bruxelles-Hal-Vilvorde. Mission que le « bulldozer » a acceptée. Wilfried Martens a dès lors été déchargé de sa mission.
Après son audience, M. Martens a souligné que Jean-Luc Dehaene avait assez d’expérience pour mener sa mission à bien. Il ne mènera pas personnellement les négociations. Cette tâche reviendra au nouveau premier ministre qui travaillera sur la base des propositions de M. Dehaene, a-t-il ajouté.
On a déjà connu des explorateurs, des médiateurs, des réconciliateurs. Voilà maintenant le « chargé de mission royale ». Si l’on doit en croire le communiqué du PS, il faut écrire royale au féminin, ce qui signifie que c’est bien la mission qui est royale et pas le chargé…
Celui-ci a fait savoir, mardi en fin d’après-midi, qu’il assistait à la session de novembre de Parlement européen à Strasbourg. Jean-Luc Dehaene « ne fera aucune déclaration et ne donnera aucune interview. Il ne prévoit pas de conférence de presse. Il est d’avis que la mission qui lui est confiée n’a de chance de succès que si elle se déroule dans la plus grande discrétion. Il espère que tous les partis concernés et tous ses interlocuteurs entament les négociations, comme le mentionne le rapport du ministre d’Etat Wilfried Martens, ‘de bonne foi et en toute discrétion’ », dit le communiqué de M. Dehaene.
(belga)
