De Gucht veut convaincre des bienfaits de la libéralisation
n.c.
Samedi 28 novembre 2009
Désigné au poste de commissaire européen au Commerce, Karel De Gucht entend utiliser cette fonction pour convaincre l’opinion publique des opportunités offertes par la libéralisation des échanges.
« Il y a une tendance au retour au protectionnisme. Nos populations ont peur de la mondialisation », analysait vendredi soir Karel De Gucht dans un entretien avec l’agence Belga. « Il faudra montrer à nos pays que cette ouverture (aux échanges commerciaux) peut aussi leur être bénéfique », a-t-il plaidé, précisant vouloir s’engager dans cette tâche.
L’ancien chef de la diplomatie belge s’est logiquement félicité de l’attribution de l’un des plus importants portefeuilles au sein de l’exécutif européen.
« Cela correspond à mon expérience de ministre des Affaires étrangères, mais c’est aussi pour moi un dossier de conviction. Car je suis convaincu qu’il faut une solution internationale pour sortir de la crise (actuelle) ».
M. De Gucht reconnaît toutefois que le dossier dont il hérite n’est pas des plus simples, notamment en raison du blocage persistant des négociations du cycle de Doha sur la libéralisation du commerce.
« C’est un sérieux défi, c’est vrai, mais c’est pour cela que ça m’intéresse. (…) Je suis toutefois confiant qu’on arrivera à un résultat.
Mais pour y parvenir, il faudra avancer sur des questions bilatérales, comme on vient de la faire avec la Corée de Sud (avec qui l’UE vient de signer un accord commercial, nldr) », analyse-t-il.
L’ancien ministre des Affaires belges s’est enfin dit heureux « pour lui, mais aussi pour la Belgique » de sa nomination, laquelle intervient à peine plus d’une semaine après la désignation d’Herman Van Rompuy au poste de premier président permanent du Conseil, le Royaume décrochant ainsi deux gros lots européens coup sur coup.
« Nous ne devons pas nous excuser d’avoir obtenu ces deux hautes fonctions », a encore commenté M. De Gucht.
« La Belgique est un pays fondateur de l’Europe, un pays qui veut plus d’Europe, et qui le dit. Je crois dès lors qu’il est bon pour les Européens que des Belges arrivent à ces hautes fonctions », a-t-il conclu.
(D’après Belga)
