L’ONU tente de freiner le trafic de minerais au Congo
n.c.
Lundi 30 novembre 2009
Le Conseil de sécurité de l’ONU a prorogé d’un an le régime de sanctions qu’il a mis en place pour protéger les fragiles institutions de la République démocratique du Congo contre les milices armées. Il y a ajouté des éléments visant à contrer les multiples trafics de minerais extraits illégalement du sol congolais et qui enrichissent ces milices.
Dans sa résolution 1896, rédigée par la France et adoptée à l’unanimité de ses quinze membres, le Conseil reconduit jusqu’au 3O novembre 2010 les dispositions du régime de sanctions : embargo sur les armes, mesures de contrôle du trafic aérien et sanctions individuelles contre certaines personnes.
Le Conseil se déclare « préoccupé par l’appui qu’apportent des réseaux nationaux et internationaux aux groupes armés non gouvernementaux opérant dans l’est de la RDC ».
Il réagit ainsi à un rapport accablant d’un groupe d’experts de l’ONU sur le réseau de financement des rebelles hutu des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), qui sévissent depuis une décennie dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu, dans l’est de la RDC.
Selon ce document transmis début novembre au Conseil de sécurité, des sociétés britannique, malaisienne ou thaïlandaise achèteraient des pierres issues de mines contrôlées par des rebelles, notamment les FDLR.
La résolution 1896 charge le groupe d’experts de proposer « des directives » susceptibles de permettre la mise en place d’un système de traçabilité des produits minéraux provenant de la RDC, inspiré du processus de Kimberley existant pour les diamants.
(D’après AFP)
