Réinventer la liberté, l’égalité et la fraternité
COUVREUR,DANIEL
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Mardi 8 décembre 2009
En 1789, les sans-culotte avaient fait table rase des dogmes et des institutions existantes pour tenter, non sans excès, de bâtir une société plus libre, plus juste, plus équitable. Armés d’une folle virginité d’esprit, ils ont réécrit les lois dans l’urgence, bousculé les principes, l’ordre établi, les croyances… pour donner un nouvel élan créatif à l’humanité.
Les Révolutionnaires ont versé dans l’inacceptable : couper des têtes ou voter l’existence de l’Etre suprême. Mais ils ont aussi et à jamais changé la face de l’histoire, remis en cause l’absolutisme, repoussé l’obscurantisme, entrouvert les portes du progrès éthique et social.
C’est bien de cela qu’il est question aujourd’hui. De Davos à Kyoto ou Copenhague, le XXIe siècle est en panne de fraîcheur d’esprit et d’idées neuves. L’homme et sa planète ont soif de changement radical dans les mentalités, les comportements.
La Terre se cherche une nouvelle éthique du vivre ensemble, où l’homme citoyen pourra se réconcilier avec lui-même et avec la nature, après avoir enfin admis qu’il en est le fruit défendu.
L’écrivain français Jean-Claude Carrière et l’auteur belge de bande dessinée Bernar Yslaire appartiennent à cette race des passeurs d’idées qui n’ont pas la Terreur du futur.
Ces deux artistes sont capables de briser les tabous d’un franc éclat de rire, de décrisper les esprits d’un coup d’audace intellectuelle. Ils ont la force subtile des maîtres Sumo, qui arrachent la victoire d’une pichenette, à l’instant où l’adversaire s’y attend le moins.
L’avenir du monde nous appartient, à condition de faire notre révolution des esprits à temps. Entre les cadres et les lignes de ce journal, c’est ce message d’espoir, de beauté, de liberté, d’imagination et de foi dans l’homme que Jean-Claude Carrière et Bernar Yslaire sont venus dessiner.
Pour le faire entendre.
