Un champ de 156 maisons

BODEUX,PHILIPPE

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Mardi 8 décembre 2009

Aywaille La commune veut activer une Zacc de 13 hectares à Awan

La commune d’Aywaille a-t-elle besoin de nouvelles zones à bâtir pour satisfaire la demande ? Oui, à croire les autorités aqualiennes qui ont décidé d’activer une « zone d’aménagement communal concerté » (Zacc) de 13 hectares dans le petit village d’Awan pour y construire un lotissement de 156 maisons dans ce qui n’est, pour l’instant, qu’un ensemble de prairies pâturées par des vaches et des chevaux. Une Zacc est une réserve de terrain qui peut être urbanisée moyennant l’élaboration d’un rapport environnemental qui motive sa mise en œuvre auprès de la Région. In fine, le ministre – Philippe Henry, Ecolo – décide, après proposition de décision du fonctionnaire délégué.

« La Zacc d’Awan est, avec celle de Dieupart, une des deux Zacc prioritaires parmi les cinq que compte la commune, explique l’échevine de l’Urbanisme Vanessa Matz (CDH). Nous préférons désormais densifier l’habitat dans un village pour éviter un urbanisme ruban, étalé le long des routes », poursuit l’échevine.

Alors que l’enquête publique relative à la mise en œuvre de cette Zacc vient de se terminer, un groupe de riverains – « Awan Debout » – s’est constitué pour s’opposer au projet du Collège. « La commune d’Aywaille compte encore plus de 350 hectares de terrains à bâtir, affirme Jacques Malempré, habitant du village. Il n’y a donc pas besoin d’activer cette Zacc. C’est d’ailleurs écrit dans le rapport environnemental qui a précédé l’enquête publique. En outre, construire d’un coup 156 maisons alors que le cœur du village en compte actuellement 200, cela représente un impact considérable en terme de mobilité ou d’équipements collectifs », poursuit le riverain qui voit derrière le projet non un besoin mais la démarche opportuniste d’un promoteur immobilier.

« Nous avons sans cesse des demandes pour des nouveaux logements, venant tant de gens de la commune que de l’extérieur, poursuit Vanessa Matz. De toute façon, quoi qu’il arrive, 30 maisons pourront être construites parce qu’une petite partie du terrain est en zone à bâtir ». « La démarche de la commune est ambiguë, répond Jacques Malempré. Elle entend soi-disant urbaniser les cœurs de village pour des raisons de développement durable mais en même temps elle laisse continuer l’urbanisme ruban, le long des routes. Ce n’est pas cohérent ».

Selon l’échevine, le dossier n’est pas clos. « La commission consultative d’aménagement du territoire doit encore se réunir ce mardi et, le 15 décembre, nous rencontrons les habitants pour leur faire part de toutes les composantes du dossier ».

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