Tournai-Courtrai, by train

LEJEUNE, REGINE

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Mardi 15 décembre 2009

Eurométropole Pour encourager la mobilité des travailleurs

Cinq mois. C’est le temps qu’il aura fallu entre les déclarations d’intention des acteurs de l’Eurométropole réunis début juillet et la mise en place effective de la nouvelle ligne reliant directement Tournai et Courtrai. Un délai extrêmement court pour une procédure qui prend généralement plus de temps. « L’horaire de cette ligne a été établi en septembre. Tout cela a été très vite », confirme Marc Descheemaecker, administrateur-délégué de la SNCB.

C’est que derrière le besoin de pallier à l’absence d’une liaison directe entre Courtrai et Tournai liquidée dans les années 80, c’est la mobilité des travailleurs wallons vers la Flandre voisine qui est visée. « Le Courtraisis est une région prospère au niveau des besoins des entreprises. Même en période de crise, ces dernières doivent faire face à des offres d’emploi insatisfaites. Tant que la liaison entre Tournai et Courtrai n’était pas terminée, la Wallonie restait handicapée pour relier la Flandre », note Rudy Demotte, vice-président de l’Eurométropole.

Stefaan De Clerck (CD&V), président de l’Eurométropole ne dit pas autre chose. « En termes de flexibilité du travail et du transport, on s’est rendu compte au sein de l’Eurométropole, que cela pouvait causer des problèmes aux niveaux économique et social. »

La demande émane donc avant tout des politiques pour booster la mobilité de la main-d’œuvre wallonne de l’autre coté de la frontière linguistique que d’un réel besoin observé sur le terrain… Pour l’heure, ce sont surtout les Mouscronnois qui affichent le sourire – la SNCB table d’ailleurs sur un potentiel de 3500 voyageurs par jour entre Mouscron et Courtrai en semaine – puisque cette nouvelle liaison représente également pour eux une deuxième relation par heure vers Leuze, Tournai et Bruxelles, durant la semaine. « Désormais, je ne devrai faire qu’une correspondance, Comines-Courtrai et Courtrai-Leuze alors qu’avant cette ligne, j’en avais deux. Je gagne donc environ dix minutes d’attente à Mouscron », témoigne ainsi un Cominois étudiant à Leuze et l’un des rares voyageurs rencontrés dans l’un des premiers trains reliant Courtrai à Tournai.

Pour ne rien gâcher, depuis dimanche, la SNCB baisse les prix de 20 % en moyenne pour les trajets de/vers une gare française jusqu’à (y compris) 30 km de la frontière. Côté français, des discussions sont en cours pour que la SNCF supprime elle aussi le surplus lié au passage de la frontière.

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