Pollution de la Senne : Groen ! défend Huytebroeck

n.c.

Mercredi 16 décembre 2009

Pour le président de Groen ! Wouter Van Besien, la responsabilité des problèmes survenus à la station d’épuration Nord n’incombe pas à la ministre Huytebroeck, mais à la société Aquiris : pour lui, ce n’est pas la ministre qu’il faut arrêter, « mais la pollution ».

« Nous menons une course offensive pour remettre le plus vite possible en marche la station d’épuration. Chaque heure compte », a déclaré le bourgmestre de Malines, Bart Somers (Open Vld). « Notre avocat a, en 24 heures, constitué un dossier de plaintes considérable et incisif que nous avons déposé ce mercredi au président du tribunal de première instance de Bruxelles. » Les autorités de Malines ont par ailleurs introduit une ‘requête en vue d’obtenir une réduction des termes’. « Nous avons demandé au président du tribunal de première instance de déjà citer en justice les trois parties à l’occasion de l’audience prévue ce jeudi 17 décembre. Notre objectif est d’obliger les responsables à remettre le plus vite possible en marche la station d’épuration », a indiqué l’échevine de l’environnement Marina De Bie (Groen !).

Groen : «Le premier responsable, c’est Aquiris »

La responsabilité des problèmes survenus à la station d’épuration nord de Bruxelles incombe en premier lieu à la société Aquiris, a expliqué le président de Groen !, Wouter Van Besien. La question d’une éventuelle démission de la ministre de l’Environnement, Evelyne Huytebroeck (Ecolo), n’est donc pas à l’ordre du jour mais cette dernière doit agir au plus vite.

Les écologistes flamands, qui siègent dans la majorité aux côtés des Verts francophones, ont appelé mardi la ministre à prendre ses responsabilités après l’arrêt des activités de la station. Elle doit agir, demandent-ils. Selon eux, cette situation, qui mène au rejet d’eaux non épurées dans la Senne, est « incompréhensible et impardonnable ».

« Ce n’est pas la ministre qu’il faut arrêter mais la pollution », a précisé M. Van Besien sur les ondes de Radio 1, regrettant toutefois la lenteur de Mme Huytebroeck dans ce dossier et sa mauvaise communication.

M. Van Besien a également pris la défense de son secrétaire d’État bruxellois, Bruno De Lille, à qui l’on reproche de s’être peu manifesté dans cette affaire.

« Il a mené les discussions internes », a-t-il affirmé.

Le président de Groen ! juge enfin que le contrat entre la Région bruxelloise et Aquiris est « trop faible ».

Huytebroeck veut forcer le redémarrage par voie de justice

La Région Bruxelloise va initier en urgence une action en cessation environnementale devant le tribunal de 1e instance de Bruxelles, en vue de contraindre Aquiris, filiale de Veolia, à rétablir le fonctionnement intégral de la station d’épuration, a annoncé mardi après-midi la ministre régionale de l’Environnement Evelyne Huytebroeck (Ecolo).

Confirmant qu’elle reviendrait expressément de Copenhague, jeudi, pour faire rapport au gouvernement et aux députés bruxellois sur l’état d’avancement du dossier, la ministre a souligné que la station d’épuration Nord, qui traite une grosse partie des eaux usées de Bruxelles, était à l’arrêt « pour une raison irrecevable » provoquant une « pollution inacceptable » de la Senne, aux yeux de la Région bruxelloise.

La ministre a ajouté que la mise en demeure adressée à Aquiris par les inspecteurs de Bruxelles Environnement, qui ont mené différentes enquêtes sur place, ne relevait aucun élément probant justifiant l’arrêt de la station d’épuration.

D’après elle, les constats de Bruxelles Environnement sont envoyés au Parquet dans le cadre de l’instruction qui y a été ouverte pour le volet pénal de l’affaire.

Par ailleurs, la ministre a précisé avoir également demandé à ses conseils d’étudier les possibilités d’intenter une procédure en responsabilité environnementale contre la filiale de Véolia afin de réparer les dégâts commis à l’environnement.

(D’après Belga)

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