Réouverture complète de la station d’épuration à 14h
n.c.
Samedi 19 décembre 2009
La station d’épuration de Bruxelles-Nord rouvrira complètement ce samedi à 14h. Un juge en référé de Bruxelles avait ordonné vendredi que la station redémarre immédiatement et complètement, sous peine d’astreintes. La station d’épuration est à l’arrêt depuis le 8 décembre. Depuis, toutes les eaux usées bruxelloises sont déversées dans la Senne.
Le consortium Aquiris a fait connaître son intention de « rouvrir complètement » la station d’épuration nord de Bruxelles ce samedi à partir de 14 heures, a indiqué le porte-parole de la ministre bruxelloise de l’Environnement Evelyne Huytebroeck, qui s’est rendue sur les lieux dans la matinée.
Mme Huytebroeck avait rappelé vendredi aux responsables d’Aquiris qu’un jugement exigeait le redémarrage intégral de la station dès samedi.
La ministre s’est rendue sur les lieux samedi matin, en présence d’inspecteurs de Bruxelles Environnement, pour constater la situation.
Les responsables d’Aquiris se sont engagés à ce que la station soit à nouveau complètement opérationnelle samedi à partir de 14 heures, après avoir annoncé ces derniers jours sa réouverture partielle.
Toujours accompagnée d’inspecteurs, la ministre ira constater, samedi à 15H30, si la station est effectivement à nouveau complètement opérationnelle.
La ministre flamande de l’Environnement Joke Schauvliege avait exigé que le jugement exigeant la remise en service de la station d’épuration soit signifié dans les plus brefs délais de sorte que des astreintes puissent être exigibles dès samedi.
Les eaux usées d’un million de Bruxellois ont été déversées pendant plusieurs jours sans être épurées dans la Senne, le Rupel et l’Escaut, déclenchant un vent de protestations en Flandre.
La station d’épuration est complètement à l’arrêt depuis le 8 décembre. Depuis, toutes les eaux usées bruxelloises qui ne sont donc plus traitées sont déversées dans la Senne. Toutes les espèces vivantes auraient pratiquement disparu de la Senne et la pollution a également affecté d’autres cours d’eau comme le Rupel, la Dyle et l’Escaut.
La ministre bruxelloise de l’Environnement, Evelyne Huytebroeck, a rencontré vendredi le responsable d’Aquiris. La ministre a rappelé que, conformément au jugement prononcé vendredi, elle exigeait un redémarrage intégral et immédiat. À défaut, elle a signifié à Aquiris que cette dernière devrait supporter 100 % des astreintes exigées, la Région bruxelloise et ses administrations ayant respecté l’intégralité de leurs engagements et n’ayant jamais reçu de la part d’Aquiris la preuve qu’il était nécessaire de fermer l’intégralité de la station ce 8 décembre, a-t-elle ajouté.
La Région flamande a assigné en référé la Région de Bruxelles-Capitale, l’Institut bruxellois pour la gestion de l’environnement (IBGE), la société bruxelloise de gestion des eaux (SBGE) et Aquiris en vue d’exiger la reprise immédiate des activités de la station. Me Jan Bergé, l’avocat de la Région flamande, de la ville de Vilvorde et de la commune de Zemst, a souligné que le permis d’environnement de la Région de Bruxelles-Capitale et les accords de concession conclus entre la Société bruxelloise de gestion de l’eau et Aquiris, prévoient que la station d’épuration des eaux doit continuellement fonctionner et que, sous aucun prétexte, des eaux usées ne peuvent être déversées dans la Senne.
Les ministres-présidents flamand et bruxellois Kris Peeters et Charles Picqué se sont engagés vendredi à ce que les Régions bruxelloise et flamande échangent leurs informations et leur expertise au sujet de l’épuration des eaux usées dans la station de Bruxelles nord, ont-ils affirmé, au terme d’un entretien d’une demi-heure au siège du gouvernement flamand.
Les modalités pratiques de cette décision seront mises au point au cours d’une réunion entre les départements ministériels de l’environnement qui devrait avoir lieu dans les prochains jours, a précisé Kris Peeters à l’issue de la réunion.
Concrètement, les deux hommes se sont engagés à mettre sur pied un point d’information sur les mesures de la qualité de l’eau assorti d’une procédure d’alerte, accessible aux deux Régions, sur le modèle de ce qui existe pour mesurer la pollution de l’air. Ils se sont aussi dits d’accord s’entraider sur le plan technique sur la base de l’expertise accumulée de part et d’autre.
(D’après Belga)
