Expertise contradictoire sur l’arrêt de la station d’épuration
n.c.
Mercredi 23 décembre 2009
Charles Picqué, Evelyne Huytebroeck et le directeur général de Veolia ont convenu de commander une expertise contradictoire en vue de déterminer les causes exactes de l’arrêt de la station d’épuration de Bruxelles-Nord entre le 8 et le 19 décembre, à l’origine d’une pollution de la Senne.
Le ministre-président de la Région bruxelloise Charles Picqué (PS) et la ministre bruxelloise de l’Environnement, Evelyne Huytebroeck (Ecolo) ont invité mercredi soir le directeur général de Veolia, Jean-Michel Herrewyn, à s’expliquer sur les causes de l’arrêt par Aquiris, une filiale de Veolia, de la station d’épuration de Bruxelles-Nord. Ensemble, ils ont convenu de commander une expertise contradictoire en vue de déterminer les causes exactes de cet arrêt entre le 8 et le 19 décembre.
« Nous avons cherché à obtenir des garanties quant à la poursuite des activités de la station, ce qui est essentiel pour nous. Au-delà des problèmes techniques et juridiques, la protection de l’environnement est la première de nos préoccupations » a déclaré Charles Piqué, à l’issue de la réunion qui a duré près de deux heures.
A la question de savoir si le gouvernement avait reçu des garanties, le ministre-président de la Région bruxelloise a répondu qu’il avait fait comprendre à son interlocuteur que la situation actuelle était tant néfaste pour la Région bruxelloise que pour la société Veolia elle-même.
La ministre de l’Environnement Evelyne Huytebroeck a indiqué pour sa part qu’elle avait expliqué au directeur général de Veolia qu’elle avait les moyens de faire respecter le contrat conclu avec Aquiris et qu’en cas de nouvel incident, elle actionnerait tous les leviers envisageables.
« Ou bien la station fonctionne, ou alors nous envisagerons des mesures pour se substituer si nécessaire. Mais nous n’en sommes pas là », a ajouté M. Picqué. Plusieurs concurrents de Veolia se seraient déjà montrés intéressés pour reprendre l’exploitation de la station.
Du côté de Veolia, on s’est montré rassurant. « Notre groupe fera face à ses obligations. L’expertise contradictoire permettra de clarifier la situation. Nous sommes très satisfaits de cette mesure qui nous permettra d’échapper à ces échanges difficiles par médias interposés », a réagi Jean-Michel Herrewyn.
Le directeur-général de Veolia a démenti catégoriquement l’information rapportée par le cabinet de la ministre Evelyne Huytebroeck, selon laquelle la filiale du groupe Aquiris, serait proche de la faillite. « Je tiens à couper court à cette rumeur » a-t-il dit. M. Herrewyn a démenti le fait que la principale banque prêteuse de Veolia menacerait de bloquer les crédits.
(Belga)
