Aqua Tournai : le dossier prend l’eau

LEJEUNE, REGINE

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Lundi 28 décembre 2009

Tournai La piscine de l’Orient noyée dans un litige

Un gouffre. Voilà le sentiment qui prédomine à propos de la piscine de l’Orient. À chaque conseil communal, ou presque, des travaux d’entretien sont inscrits à l’ordre du jour. Lors de la dernière séance, alors que l’échevin des Finances présentait son budget 2010, l’opposition libérale est montée au créneau.

« N’est-il pas temps de vous demander s’il ne faudrait pas mettre un terme à un investissement dont on ne voit jamais le bout ? », a lancé la cheffe de file MR, Marie-Christine Marghem, laquelle conseille à la majorité de « prendre le taureau par les cornes, en fermant une des deux piscines ». En face, l’exaspération était perceptible. « Lorsque vous étiez dans la majorité, vous n’avez jamais pris cette décision », s’est enflammé le bourgmestre Christian Massy (PS), soulignant que 22.000 jeunes fréquentaient les piscines et que fonctionner avec une seule était « impensable ».

En filigrane de cette passe d’armes, un litige entre la Ville et les entreprises qui sont intervenues dans la construction de l’infrastructure, inaugurée en 1996. Rapidement, des défauts de conception ont été constatés, provoquant entre autres, selon un rapport d’expertise, des infiltrations d’eau. Le rapport est clair : la Ville avait des dommages et intérêts à faire valoir. « Mais tous les intervenants ont actuellement disparu, sont en faillite ou n’existant plus, sauf le bureau d’architectes », précise l’échevin des Finances, Jean-Marie Vandenberghe (CDH).

Et c’est là que le bât blesse, car pour refaire des travaux, difficile de trouver un architecte qui accepte de redessiner des plans sur un travail mal conçu. Il serait plus délicat encore pour la Ville de demander des honoraires à un architecte qu’elle cite en justice. Résultat : l’ensemble des travaux doit être reporté chaque année, tout comme un montant alloué à la piscine dans le budget extraordinaire (entre 500.000 et 800.000 euros), tant que le litige perdure. Un jugement devrait tomber au printemps 2010. Pour le gestionnaire des piscines communales, Jawad Lawrizy, « il est important de distinguer les problèmes de conception et la gestion journalière qui demande un entretien régulier et parfois des travaux, comme c’est le cas partout ».

D’où cette impression que de l’argent y est sans cesse injecté… Reste que l’opposition de l’époque le rappelle : PSC et Ecolo ont toujours été contre la construction d’une piscine à cet endroit.

Pas de résultats.