Cowboy et Indien en Amérique

VANTROYEN,JEAN-CLAUDE

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Mercredi 30 décembre 2009

Cinéma Critiques élogieuses pour « Panique au village » aux Etats-Unis

Cowboy, Indien, Cheval, Madame Longrée, Facteur, Steven, Janine et les autres peuvent danser la danse du succès. Ça marche pour eux en Amérique. Panique au village, rebaptisé A town called Panic (Une ville nommée Panique), est sorti sur quelques écrans new-yorkais le 16 décembre. Et la critique est unanime dans la louange. Tant mieux pour ce produit original et réussi sorti de l’imagination des Belges Vincent Patar et Stéphane Aubier.

« Absolument brillant !, écrit Peter Brunette dans The Hollywood Reporter. Quelque chose de vraiment spécial ! Des visuels imaginatifs qui paradent sans cesse devant les yeux éblouis des spectateurs. »

« Ça me rappelle South Park, ajoute David Edelstein dans New York Magazine. Ce que je tiens pour un gigantesque compliment. Mais le film montre une transcendante bêtise bien à lui. »

« Désopilant. Un de mes films favoris de l’année », dit Christophe Campbell sur mtv.com.

Encore ? Twitch : « Juvénile et absurde. Mais aussi brillant et hystérique. » Film School Rejects : « Transcendant dans son habileté à susciter un irrésistible sens de l’émerveillement. » Film Comment compare Panic à Aardman et Chuck Jones, celui de Bugs Bunny et Bip Bip.

Et Leslie Felperin, de Variety : « Ce film montre qu’on n’a pas besoin de techniques de pointe, de 3D ou de voix de stars pour produire un petit joyau scintillant. »

Vincent Patar, qui a réalisé Panique avec Stéphane Aubier, reste calme devant cette avalanche de louanges. Et réaliste. « Nous avions déjà eu une presse chaleureuse en Belgique et en France, rappelle-t-il. Mais ce qui est bizarre, c’est la réaction du public vis-à-vis de ces critiques. La curiosité du public est en fait assez molle. Le film est reçu avec engouement dans la presse, mais le public n’y répond pas vraiment. »

Déçu, Vincent Patar ? « Non, parce que nous sommes contents de voir le parcours du film. Mais nous avons l’impression que les gens ne lisent pas les critiques. En France comme en Belgique, c’est assez mou. Mais attention, par rapport aux films d’autres Belges, et quand on voit le nombre de longs métrages qui sortent chaque année, on s’en sort plutôt bien. »

Aux Etats-Unis, A town called Panic vient de sortir. Ça fait quinze jours ce mercredi. Trop tôt pour tirer des conclusions sur le succès public. D’autant que le film sort aux Etats-Unis dans des conditions un peu particulières. « Il est distribué par une entreprise axée sur le documentaire et le film d’auteur, explique Vincent Patar. Cette firme a douze copies et elle va de ville en ville. Là, c’est à New York, où ça passe cinq à six fois par jour. Puis le film sera montré dans une autre ville et ainsi de suite. » Longtemps ? Tout dépendra du 2 février. C’est ce jour-là que l’Académie des Oscars choisit les cinq nominés définitifs pour les Oscars. Panique au village figure dans les vingt films d’animations présélectionnés. On croise les doigts.

Mais cet accueil public un peu décevant va-t-il changer quoi que ce soit à l’attitude des Patar-Aubier ? « Non, on va continuer à faire ce qu’on aime. On doit rester honnêtes envers nous-mêmes et envers les gens qui nous suivent depuis le début. »

www.atowncalledpanic.com

www.paniqueauvillage.com

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