RTBF.BE : Miller donne raison aux éditeurs

n.c.

Jeudi 14 janvier 2010

L’ex-ministre de l’Audiovisuel Richard Miller (MR) estime que la réaction de la presse privée à la création du plan multimedia de la RTBF.BE est totalement justifiée et critique les décisions du gouvernement de la Communauté française.

Il n’a pas fallu attendre longtemps pour que cette ouverture vienne déstabiliser tout le secteur des media francophones, affirme-t-il dans un communiqué.

Selon lui, les décisions récentes prises par la majorité PS-cdH-Ecolo contraignent la RTBF à agir de la sorte puisque dorénavant elle peut assurer 30 % de son financement par de la publicité et que pratiquement, tous les filtres ont été supprimés (coupures dans les fictions, tunnels publicitaires…).

M. Miller juge inacceptable que tout le secteur de la presse d’information soit victime de cette politique « Olivier » : la RTBF bénéficie d’une dotation publique qui induit une distorsion de concurrence par rapport aux autres opérateurs, lesquels sont nécessaires à la survie de la presse privée et au pluralisme de la presse d’information, dit-il.

Quant au fait que les Etats généraux des Media promis n’aient pas été organisés, la responsabilité en est à la majorité, qui a été incapable de s’entendre sur l’organisation, les auditions, etc., affirme le député, pour qui le gouvernement a la responsabilité démocratique de revoir sa position afin de préserver le pluralisme de l’information.

La RTBF a annoncé mercredi la transformation de son nom en RTBF.BE. La chaîne publique francophone a également décidé de faire évoluer son offre internet en regroupant certains de ses sites et en développant de nouveaux outils.

Cette annonce a suscité les protestations des éditeurs privés de la presse francophone belge, qui s’opposent au plan de développement multimédia de la RTBF, voyant dans ces évolutions du service public vers les médias numériques une distorsion « intolérable » de concurrence.

Pour sa part, la ministre de l’Audiovisuel, Fadila Laanan, estime que le conflit résulte de l’évolution des habitudes de consommation et doit être tranché par les Etats généraux des médias que doit organiser le parlement de la Communauté française.

(belga)

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