Furlan sur l’affaire Daerden : « Vous serez surpris »

n.c.

Mardi 19 janvier 2010

Le ministre wallon des Affaires intérieures, Paul Furlan (PS), ne fera pas de concession dans le dossier de l’ex-cabinet de révisorat d’entreprises DC&Co, fondé par Michel Daerden. Il sera interpellé mercredi en séance plénière. « Vous serez surpris par celle-ci », a-t-il d’ores et déjà annoncé.

« J’examine le dossier dans la sérénité et avec la volonté de traiter les choses sans concession, en prenant toutes les mesures utiles au terme de l’analyse », a expliqué le ministre wallon des Affaires intérieures, Paul Furlan mardi dans les couloirs du parlement wallon.

Le ministre n’a pas voulu faire d’autre commentaire, réservant sa réponse aux parlementaires qui l’interpelleront mercredi en séance plénière sur le sujet. « Vous serez surpris par celle-ci », a-t-il ajouté.

Le chef de groupe Ecolo au parlement wallon, Bernard Wesphael, demande au gouvernement régional de prendre un arrêté soumettant à un nouvel appel d’offres les marchés litigieux attribués à DC&Co auquel ladite société ne pourra pas souscrire, a-t-il expliqué mardi dans les couloirs du parlement wallon.

M. Wesphael ne se dit pas étonné des derniers développements du dossier. « Je pense avoir été celui qui a clairement mis à plat ces pratiques et je ne suis pas surpris par ce qui se passe : l’analyse que je fais depuis des années tend à se confirmer. Nous demandons maintenant une initiative forte du ministre », a-t-il expliqué.

Cornet : « gérer l’avenir, sans faire table rase du passé »

La députée Véronique Cornet (MR) rappelle qu’un arrêt de la Cour de cassation du mois de septembre a jugé illégaux quinze marchés attribués à DC&Co ou BC&G, successeur du premier, au terme d’une procédure entamée par l’Institut des réviseurs d’entreprises (IRE).

« Ils se sont enfermés dans leur propre système. Plutôt que de se conformer à l’arrêt de la Cour de cassation, ils ont joué la montre et ont fait de l’ingénierie en revendant ou en refilant ces marchés à ses sociétés-écran. Or, on est dans un Etat de droit : la loi s’applique à tous, point barre », a expliqué Mme Cornet.

La députée rappelle également que depuis 2007, elle interpelle le gouvernement wallon sur la question. « Systématiquement, on a minimisé ou tu certaines choses. On a fait de grandes déclarations sur l’avenir mais on n’a rien fait pour le passé. Ce gouvernement doit maintenant passer à la concrétisation de ses discours, gérer l’avenir, sans faire table rase du passé », a-t-elle souligné.

Mme Cornet invite aussi le PS à se poser la question de la crédibilité de Michel Daerden en tant que mandataire public. « Le PS, et Elio Di Rupo en particulier, doit se poser la question de savoir s’il est crédible en tant que mandataire public », a-t-elle dit.

La députée se défend de faire de ce dossier une affaire de personnes. « Daerden ou pas, je m’en fiche. C’est tout un système que je dénonce ».

(Belga)

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