Le BAM sera-t-il prêt pour 2015 ?
MARECHAL,GISELE
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Mercredi 20 janvier 2010
Mons Écolo revient à la charge
Petit tour du lieu… « Je me demande dans quel état il sera en 2015 !, fustige-t-elle. Rien que sur la terrasse, voyez les recoins inaccessibles. Les grilles un peu partout, garnies de toiles d’araignées. Les coulées colorées d’eau qui dévalent du toit, des parois métalliques. En vue de l’inauguration de l’expo Keith Haring, les ouvriers communaux avaient installé des cache-misère sous l’escalier. Ces panneaux sont déjà gondolés. Les travaux sont, et seront perpétuels ! »
L’intervention d’Écolo, voilà huit mois, a tout de même fait progresser certains dossiers. Au Dynamusée (qui attire des milliers d’enfants par an), le système de chauffage vient d’être réparé. « Bonne nouvelle, après ces dernières semaines de gros gel, où le thermostat, réglé sur 25 degrés, a pu relever la température de 11 à 17 degrés ! » La porte de verre du Dynamusée n’est toutefois pas encore isolée. « On cherche des joints adéquats… », rétorque-t-on à l’administration.
Tout comme Elio Di Rupo, l’échevin des Travaux, Marc Darville reconnaît que « tout ceci est inadmissible. Mais nous le savons depuis 2007. Le problème, c’est que l’auteur de projet et les adjudicataires se rejettent la responsabilité dans la conception du BAM. La Ville s’est pris un avocat, spécialiste des marchés publics, qui tranchera. Elle a aussi engagé un juriste. »
Un audit sur le sujet a par ailleurs été commandé début janvier. D’ici fin février, le cahier des charges et l’octroi des marchés publics seront analysés. « Mais tant que les responsabilités du gâchis du chantier n’auront pas été tranchées, on ne peut se permettre de bricoler. »
D’autres chantiers publics pourraient-ils, à l’avenir, se révéler aussi calamiteux ? Laurette Prévot le redoute. Marc Darville, lui, se veut rassurant. « Cette expérience nous servira. Mais comprenez que nous sommes soumis aux règles des marchés publics. La Ville se doit de respecter à la fois des délais stricts (sous peine de voir s’envoler des subsides) et des contraintes administratives précises. »
Le BAM en chiffres
Le coût de l’investissement pour la restauration du Musée des Beaux-Arts de Mons. Lors de l’attribution du dossier à l’architecte parisien Christian Menu, l’investissement annoncé était de 5.735.000 euros pour un chantier censé durer 2 ans.
C’est le nombre d’avenants ajoutés au dossier en cours de travaux.
Le nombre de points négatifs relevés par la conseillère Écolo, au conseil communal de Mons de fin avril.
Au plus fort de l’hiver, le thermostat a dû être réglé sur 25º pour obtenir dans la classe d’animation 17º. Auparavant, des enfants y avaient été reçus à 11º.
