GIEC : doutes sur un rapport sur le climat
n.c.
Dimanche 24 janvier 2010
Le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) va réexaminer ses conclusions sur le réchauffement climatique qui aggraverait les catastrophes naturelles, après que des doutes sur leur pertinence ont apparu, affirme l’hebdomadaire anglais The Sunday Times.
Les conclusions de ce rapport indiquant que les glaciers de l’Himalaya « pourraient disparaître d’ici 2035, voire avant », sont « une regrettable erreur », a reconnu samedi l’Indien Rajendra Pachauri, président du GIEC, organisation qui obtenu le prix Nobel de la paix en 2007.
Or, ce même quatrième rapport (938 pages) d’évaluation affirme également que les catastrophes naturelles telles que les inondations des côtes et les ouragans sont liée au réchauffement climatique. De telles conclusions émanent d’une étude qui n’a pas subi l’examen critique des scientifiques du groupe, affirme l’hebdomadaire dominical britannique.
Au moins deux scientifiques avaient émis des doutes sur de telles conclusions et une note indique dans l’étude, finalement publiée en 2008, qu’il « n’y a pas de preuve suffisante pour faire un lien entre le réchauffement climatique et les catastrophes naturelles ».
Le Professeur Jean-Pascal Van Ypersele, climatologiste à l’université catholique de Louvain (Belgique) et vice-président du GIEC, a indiqué au Sunday Times que les éléments de preuve allaient être « réexaminés ». « Malgré les événements récents, notre travail reste rigoureux et scientifique », a-t-il dit.
(d’après AFP)
