Pas d’inscriptions scolaires avant Pâques
n.c.
Mardi 26 janvier 2010
Le Conseil d’Etat a décidé de renvoyer en assemblée générale l’avis qu’il doit rendre sur le projet de décret sur les inscriptions en première année de l’enseignement secondaire en Communauté française, reportant ainsi de facto la période d’inscription après Pâques. Le MR déplore ce qu’il considère comme une pression supplémentaire pour les parents.
La chambre de la section législation du Conseil d’Etat devait rendre cet avis avant la fin janvier. Elle a décidé de renvoyer le dossier devant l’assemblée générale, section législation, a-t-on appris auprès du cabinet de la ministre de l’Enseignement obligatoire Marie-Dominique Simonet. Cette procédure donne ainsi quinze jours supplémentaires à la haute juridiction pour rendre son avis.
La volonté politique étant de donner son temps au débat parlementaire ainsi qu’à la période d’information des parents, le texte, négocié pendant plusieurs semaines fin 2009 par les partenaires de l’olivier, n’aboutira pas devant le parlement de la Communauté française avant début mars, compte tenu des vacances de Carnaval.
Dès lors, la période d’inscription, initialement programmée avant les vacances de Pâques, devra être reportée après celles-ci.
Le fait que le Conseil d’Etat se soit donné deux semaines de plus pour prononcer son avis n’augure rien de l’avis qu’il rendra, sinon que ce dernier sera sans doute très affiné, observe-t-on au cabinet Simonet.
Le MR a déploré mardi le report, après Pâques, de la période des inscriptions scolaires en 1ère année du secondaire en Communauté française, y voyant une angoisse supplémentaire pour les parents.
« Nous respectons bien sûr la décision du Conseil d’Etat. Mais que le gouvernement de la Communauté française affirme que le report de la période d’inscription est destiné aussi à octroyer du temps pour le débat parlementaire, c’est un prétexte ; le gouvernement se fiche du débat parlementaire », a affirmé la chef de groupe MR au Parlement de la Communauté française Françoise Bertieaux, interrogée dans les couloirs de l’hémicycle.
Le Mouvement réformateur pointe surtout du doigt « l’angoisse croissante chez les parents, qui ne savent encore ni quand ni avec quel mécanisme inscrire leur enfant ». « C’est la troisième année consécutive que la pression est ainsi mise sur des gamins de 11 ans », relève la chef de groupe de l’opposition.
Mme Bertieaux se demande par ailleurs si ce report signifie qu’il existe ou non, aux yeux du Conseil d’Etat, des difficultés dans le projet de décret.
(d’après Belga)

