La façade effondrée, comme une leçon du métier de pompier
METDEPENNINGEN,MARC
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Jeudi 28 janvier 2010
Ces images qui ont impressionné les décideurs auront, espérons-le, davantage fait pour les revendications de ces héros du quotidien que tous les communiqués syndicaux. Depuis des années, les hommes du feu crient dans le désert pour que des moyens décents leur soient alloués ; pour que les 12.500 pompiers volontaires du pays bénéficient enfin d’un statut digne ; pour que les 5.000 pompiers professionnels reçoivent le renfort de 3.000 hommes supplémentaires ; pour que la loi de 1963 régentant leur profession soit enfin adaptée aux réalités modernes. « La sécurité du citoyen n’est plus assurée », disait il y a peu le président de leur Fédération, le commandant Gilbert. À Bruxelles, comme l’a rappelé la manifestation de la semaine dernière, la situation est encore plus ubuesque et scandaleuse. La préoccupation politicienne d’identifier… l’origine linguistique d’un sinistre (ce qui détermine le cadre linguistique du Corps bruxellois) empêche promotions et nominations depuis plus de dix ans. C’est surréaliste, stupide et honteux.
Mercredi soir, les pompiers liégeois poursuivaient la fouille des décombres de l’immeuble de la rue Léopold. Les autorités ameutées par la force des images s’en sont retournées chez elles. Les pompiers sont restés. On n’ose croire que les secondes ne rencontreront pas rapidement les premiers pour leur permettre d’encore se dévouer pour la sécurité de tous…
