Belgocontrol redoute une catastrophe
n.c.
Jeudi 28 janvier 2010
« Si rien ne change, nous courrons à la catastrophe », affirme le patron de Belgocontrol. Les comptes de l’entreprise publique en charge de la sécurité de la navigation aérienne accusent un trou de 35 millions d’euros.
« Si rien ne change, nous courrons à la catastrophe », affirme le patron de Belgocontrol, Jean-Claude Tintin, jeudi, dans De Tijd et De Morgen. « Cette année, nous fournirons des services pour près de 35 millions d’euros que nous ne pouvons pas comptabiliser. Nous ne pouvons plus continuer comme cela. » Le plus important trou dans les comptes de Belgocontrol, l’entreprise publique en charge de la sécurité de la navigation aérienne dans l’espace aérien civil et sur les aéroports publics belges, est causé par les services ATC (Air Traffic Control) auprès des quatre aéroports régionaux. « Cela nous coûtera plus de 21 millions en 2010 », affirme M. Tintin qui doit assurer ce service gratuitement depuis sa mise sur pied en 1998 et ne peut comptabiliser que le trafic supplémentaire enregistré depuis lors.
De plus, les tarifs pour la navigation aérienne à Brussels Airport n’ont plus été adaptés depuis 2003. « Nous n’avons même pas été autorisés à les indexer ». Enfin, Belgocontrol ne touche rien non plus pour des vols spéciaux comme ceux effectués dans l’espace aérien belge lors de visites d’Etat ou à l’occasion de l’organisation d’opérations humanitaires.
(belga)
