Bruxelles et la Flandre veulent éviter l’asphyxie routière

n.c.

Mercredi 3 février 2010

Les ministres flamande et bruxelloise de la Mobilité Hilde Crevits et Brigitte Grouwels ont décidé de relancer une concertation régulière entre les deux Régions pour améliorer la mobilité autour de et dans Bruxelles.

Pour ce faire, elles ont décidé de remettre au goût du jour un ancien accord de coopération qui était resté dans les tiroirs au cours des dernières années.

Elles ont annoncé, au terme de la première réunion à laquelle participaient également les directions des sociétés STIB et De Lijn ainsi que des voies navigables, la mise sur pied de plusieurs groupes de travail.

Dans l’un d’entre eux, les responsables « vélo » des départements bruxellois et flamand de la mobilité ont été invités à dresser un inventaire des besoins communs et à faire des propositions concrètes pour le mois de mars prochain. Selon la ministre Crevits, il ne manque ainsi plus que deux maillons pour pouvoir se rendre de Halle à Bruxelles, voire Vilvorde, à vélo.

D’après elle, la distance moyenne séparant la plupart des communes flamandes de la périphérie au cœur de la capitale se situe dans une fourchette de 8 à 16 kilomètres. Or, seul 1pc des 135.000 navetteurs provenant de la périphérie parcourt cette distance à vélo.

Un autre groupe se penchera sur les moyens d’améliorer l’offre de transport en commun entre les deux Régions, que ce soit en étudiant l’option du prolongement de lignes existantes vers l’autre Région, pour compléter le RER, en planchant sur l’intégration tarifaire ou en améliorant l’information aux clients.

Le réaménagement de la partie Nord du Ring de Bruxelles sera désormais abordé en soignant la concertation entre les deux Régions dès le stade des études d’incidences et en privilégiant le principe du STOP établissant une hiérarchie entre les modes de déplacement en commençant par les plus faibles (la marche et le vélo) et en terminant par le trafic automobile en passant par les transports en commun.

Une plus grande coopération sera également envisagée pour l’exploitation du canal Anvers-Bruxelles-Charleroi. Un des premiers dossiers à préparer porte sur la hauteur des ponts qui enjambent le canal à Bruxelles. Celle-ci limite de facto la capacité et le type de bateaux à même de desservir Bruxelles, mais aussi la partie du Brabant flamand située à l’ouest de la capitale (Halle).

À ce stade, les ministres ne se sont pas aventurées à évoquer de dossiers concrets, hormis l’étude d’un éventuel raccordement direct de l’usine Audi de Forest par le Ring au profit des camions, afin de diminuer la pression routière sur les riverains forestois.

(D’après Belga)

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