Dépeceur de Mons : Jacques Antoine dénoncé par son fils
n.c.
Mardi 9 février 2010
L’auteur de lettres accusant le docteur Jacques Antoine d’être le dépeceur de Mons est connu : il s’agit de son fils. Il souffre de problèmes psychologiques. Et la plupart des éléments évoqués dans ses lettres ne correspondent pas au dossier. Les enquêteurs vont chercher le lien, mais doutent d’en trouver un.
L’incarcération du docteur n’était pas un secret : le 26 janvier, armé, il avait agressé une jeune esthéticienne de Boussu, qu’il harcelait sexuellement. La violence des faits a étonné, comme la présence de plusieurs armes au domicile du médecin, dont on sait par ailleurs qu’il s’était fait pas mal d’ennemis dans son milieu professionnel.
Ce mardi, la DH, le fils de Jacques Antoine révèle être l’auteur des lettres qui ont mis les enquêteurs sur cette piste. « C’était le 2 avril, je lui avais téléphoné en lui disant que j’avais eu un flash, que je m’étais dit que c’était lui le dépeceur. (…) Il m’a déclaré que j’avais résolu l’énigme. »
Jacques Antoine ne serait-il pas uniquement l’homme placide et d’une intelligence redoutable, connu pour sa passion pour la musique classique ? Les enquêteurs ont relu les lettres que leur avait adressées son fils et dans lesquelles il l’accuse d’être le dépeceur de Mons.
Des vérifications sont évidemment en cours. Mais la plupart des éléments évoqués dans les lettres ne correspondent pas au dossier. Les enquêteurs vont chercher le lien, mais doutent d’en trouver un.
D’autant que la femme du médecin, mère de l’auteur des lettres de dénonciation, jette un doute sur l’état psychologique de son fils. « Il souffre psychologiquement et est suivi dans ce cadre. Il a déjà fait de nombreuses dépressions », déclare-t-elle à la DH.
Reste l’étonnant parcours d’un homme apparemment sans histoires, mais qui entretenait une face sombre, au point de menacer de tuer une jeune femme et de tirer sur la façade d’un confrère…
