Daerden : « Il faut travailler trois ans de plus »
n.c.
Mercredi 10 février 2010
« Un de nos grands combats doit être d’essayer de gagner trois ans dans le maintien au travail », a affirmé en Commission de la Chambre le ministre des Pensions, Michel Daerden. Son intention n’est pas de retarder l’âge légal de la pension. Il souhaite plutôt augmenter le taux d’activité chez les 55 à 65 ans.
« Sans préjuger des travaux de la ‘task force’ (le fer de lance de la Conférence nationale des Pensions, ndlr), un de nos grands combats doit être d’essayer de gagner trois ans dans le maintien au travail. Tout ce que nous avons discuté tourne finalement autour de cela. Après lectures et analyses de tout ce qui a été dit au niveau européen et chez nous, je reste convaincu que c’est ‘une mesure importante – sans doute parmi d’autres puisque la problématique est vaste – que d’essayer de gagner trois ans de maintien au travail », a répondu Michel Daerden (PS) à des députés qui l’interrogeaient sur un problème plus précis : le départ à la retraite des fonctionnaires.
Mercredi, le ministre des Pensions transmettra à cette ‘task force’ composée de représentants de l’administration, des cabinets des vice-Premiers ministres et des partenaires sociaux, le rapport qui synthétise les travaux de la Conférence (« livre vert »). Ils statueront officiellement sur celui-ci le 26 février avant une communication au gouvernement.
M. Daerden déposera ensuite un « livre blanc » à la fin du premier semestre.
« Tout le monde est convaincu depuis longtemps que les gens doivent partir moins vite à la pension. C’est la première fois que le ministre donne un chiffre précis : nous devrions en moyenne travailler trois ans de plus », a souligné le président de la Commission, Stefaan Vercamer (CD&V), dans un communiqué.
Michel Daerden a précisé qu’il était « complètement opposé » au relèvement de l’âge de la pension, mais souhaite plutôt augmenter le taux d’activité dans la tranche d’âge des 55 à 65 ans.
Daerden a indiqué que les Belges quittaient en moyenne le monde du travail à 58 ans, un âge parmi les plus précoces d’Europe.
Selon lui, seuls 35 % des 55 à 65 ans sont encore professionnellement actifs, une proportion que M. Daerden souhaiterait voir relevée à l’avenir.
(D’après Belga)
