La catastrophe de Buizingen, minute par minute

n.c.

Lundi 15 février 2010

8h28, l’accident survient entre deux trains. Un contre-la-montre s’enchaîne pour sauver les victimes. Récit de cette journée infernale.

23h05. La ministre des Entreprises publiques, Inge Vervotte (CD&V), a rencontré lundi soir à son cabinet les administrateurs délégués du groupe SNCB ainsi que les syndicats de l’entreprise suite à la catastrophe ferroviaire meurtrière de Hal. Selon la ministre, le but de la réunion visait essentiellement à lui permettre d’écouter le sentiment du personnel après l’accident.

22h05. Infrabel et la SNCB affirment lundi soir, dans un communiqué commun, que la collision entre les deux trains de passagers lundi à Buizingen (Hal) a été « latérale », et non frontale comme envisagé jusqu’à présent. « Pour des raisons encore inconnues, les deux trains sont entrés en collision latérale à hauteur d’un aiguillage à la sortie de la gare de Hal vers Bruxelles », écrivent les deux sociétés, précisant que le dernier bilan des victimes fait état de 18 morts et de 95 blessés graves et légers.

21h11. Selon le gouverneur de la province du Brabant flamand, Lode De Witte, les dix-huit victimes retrouvées sont toutes des adultes, mais un enfant figure parmi les blessés, de même que deux ressortissants français. Il a souligné que l’identification des victimes était « extrêmement difficile » et prendrait peut-être « plus de 24 heures ».

20h46. Luc Lallemand, l’administrateur délégué d’Infrabel, a reconnu lundi soir, sur le plateau du journal télévisé de la RTBF, que si l’un des deux trains impliqués dans la collision à Buizingen était équipé du système de freinage, la catastrophe « aurait pu être évitée ». L’un des trains était en effet bien équipé d’un tel système mais pas l’autre.

20h17. Les recherches de victimes de la catastrophe ferroviaire survenue lundi matin à Buizingen ont été arrêtées lundi soir à cause de l’obscurité, a indiqué le centre de crise. Le bilan fait actuellement toujours état de 18 morts.

20h09. Une réunion d’urgence portant sur la catastrophe ferroviaire survenue lundi matin à Buizingen devait débuter à 20h00 au cabinet de la ministre des Entreprises publiques, Inge Vervotte. Des représentants de la SNCB et des syndicats sont notamment conviés à cette réunion. La ministre entend consulter les deux parties sur la problématique de la sécurité sur le réseau ferroviaire.

19h46. La catastrophe ferroviaire de Buizingen (Hal) a fait 18 morts et 162 blessés, dont onze graves, selon un bilan qui semble définitif, a indiqué lundi soir le gouverneur de la province du Brabant flamand, Lode De Witte.

19h36. Le trafic entre la France et la Belgique restera suspendu mardi 16 février après l’accident de train qui a fait 18 morts lundi, ont indiqué la SNCF et Thalys dans un communiqué.

19h07. La catastrophe ferroviaire de Buizingen a fait 18 morts, a confirmé lundi soir le gouverneur de la province du Brabant flamand, Lode De Witte. « La lumière sera faite sur les circonstances de l’accident », a déclaré de son côté, le premier ministre Yves Leterme, au cours d’une conférence de presse à Hal.

18h48. Le président français Nicolas Sarkozy a présenté lundi ses condoléances au roi Albert II.

18h22. Selon Infrabel, les feux de signalisation ferroviaires situés sur la ligne Hal-Quiévrain sont munis d’un système de sécurité destiné à immobiliser les trains automatiquement quand le signal devient rouge, mais tous les trains ne sont pas encore équipés d’un dispositif de reconnaissance. Le conducteur d’un des deux trains impliqués dans l’accident, qui circulait sur la ligne Louvain/Braine-le-Comte, aurait ignoré le signal rouge, selon le gouverneur de la province du Brabant flamand.

17h59. La cellule d’urgence mise en place par la commune de Braine-le-Comte après l’accident de train survenu lundi matin à Buizingen avait reçu lundi à 17H30 une vingtaine d’appels, dont trois ont été redirigés vers l’assistance psychologique.

17h38. Le Syndicat indépendant pour Cheminots (SIC) a dénoncé, à la suite de la catastrophe survenue à Hal, la pression exercée sur le personnel occupant des postes de sécurité. Le SIC envisage des actions qui pourraient se traduire en arrêts de travail.

17h23. Le Roi, accompagné du Premier ministre Yves Leterme et d’une demi-douzaine de ministres fédéraux et communautaires, est arrivé lundi vers 17h15 à Buizingen, sur les lieux de la catastrophe ferroviaire. Le souverain, qui est rentré de vacances en France, s’est fait expliquer les circonstances de l’accident avant de se rendre sur les voies à proximité des épaves des deux trains.

17h11. Le président permanent du Conseil européen, l’ancien premier ministre belge Herman Van Rompuy, a fait part lundi de ses condoléances auprès des familles des victimes de la catastrophe.

16h26. Le bilan de la catastrophe ferroviaire survenue lundi matin à Buizingen (Hal) fait actuellement état de 18 morts, selon le centre de crise provincial : quinze hommes et trois femmes auraient péri dans l’accident. Les opérations de dégagement des corps pourraient se poursuivre jusqu’à lundi soir. Le bourgmestre de Hal, Dirk Pieters, n’a pas pu confirmer le nombre exact de morts.

16h23. Il est encore beaucoup trop tôt pour déterminer les responsabilités de chacun dans la catastrophe ferroviaire qui a eu lieu lundi matin à Buizingen (Hal), a indiqué François de Clippele, porte-parole d’Assuralia, l’Union professionnelle des entreprises d’assurances.

16h16. Le roi Albert II a atterri à l’aéroport de Melsbroek. Il a interrompu ses vacances en raison de la catastrophe ferroviaire de Buizingen. Quelques minutes auparavant, le Premier ministre Yves Leterme, qui a interrompu une visite officielle de trois jours dans les Balkans, avait fait de même à l’aéroport militaire.

16h14. L’hôpital Erasme, à Anderlecht, a accueilli 11 blessés, dont deux graves à la suite de l’accident de trains survenu à Hal, lundi matin.

16h05. Le Service d’incendie et d’aide médicale urgente de la Région de Bruxelles-Capitale (SIAMU) a pu rapidement mettre un grand nombre d’hommes et de matériel sur le site de la catastrophe ferroviaire de Buizingen. Trente-deux pompiers bruxellois ont ainsi été dépêchés sur place, de même que cinq ambulances et deux camionnettes. Des équipes médicales d’hôpitaux de Bruxelles ont été mobilisées.

15h38. Les secours commencent cet après-midi à dégager les corps des victimes de l’accident de train de Buizingen (Hal), a-t-on appris auprès des pompiers. Ce matin, les secours se sont surtout occupé des blessés.

15h32. Une vingtaine de personnes ont été grièvement blessées lors de l’accident, selon le porte-parole du parquet de Bruxelles, Jos Colpin. D’après lui, une soixantaine de personnes ont été plus légèrement blessées et soignées pour la plupart au centre de gymnastique « Turncentrum Start 65 » à Buyzingen. Les corps des victimes ont été emportés vers une morgue à Neder-Over-Heembeek. Les familles des victimes sont encadrées sur place par un service d’aide psychologique.

14h57. Neuf ans après le drame de Pécrot, la SNCB et les autorités politiques n’ont pas tiré les enseignements d’une telle catastrophe, s’étonne l’association des clients des transports publics (ACTP) « On comprend mal que les moyens nécessaires ne soient pas libérés pour équiper le réseau ferroviaire des ressources technologiques modernes permettant d’éviter ce genre d’accident (TBL 2, ETCS, GSM-R…) », réagit dans un communiqué l’ACTP, qui présente ses condoléances aux familles des victimes.

14h42. Le ministre-président wallon Rudy Demotte (PS) et son collègue Jean-Marc Nollet (Ecolo) ont souligné que l’accident était un drame qui « touche tout le pays ».

14h16. Selon la SNCB citée par la radio VRT, 25 personnes ont été tuées dans l’accident.

13h54. Une cellule spéciale d’assistance aux familles sera mise sur pied à Mons.

13h51. Il y aurait au moins 125 blessés, selon la ministre des Entreprises publiques Inge Vervotte. D’après la SNCB, on comptait entre 250 à 300 personnes à bord. La moitié d’entre elles auraient été blessées à des degrés divers.

13h45. le cdH demande que le gouvernement fédéral « fasse toute la lumière sur les dysfonctionnements qui ont rendu cette catastrophe possible, établisse clairement les responsabilités et mette en oeuvre les procédures et investissements techniques qui rendent ce type de dramatique accident impossible ».

13h43. Les évêques de Belgique ont témoigné, dans un message de soutien, leur sympathie envers les victimes de la catastrophe ferroviaire et leur famille.

13h39. Le bilan est maintenu à 10 morts, par Infrabel, le gestionnaire du réseau ferroviaire. « On s’attend à ce qu’il y ait d’autres morts » dans les décombres des deux trains que les secouristes continuaient à fouiller lundi en début d’après-midi, mentionne un porte-parole d’Infrabel.

13h25. La circulation des trains sera fortement perturbée durant l’heure de pointe de fin d’après-midi, principalement en Wallonie, indique Infrabel. Les soucis devraient être moindres en Flandre.

13h22. La Croix-Rouge lance un appel au don de sang à la suite de l’accident

13h15. Il n’y a aucune raison de déclencher le plan catastrophe national, a déclaré lundi la ministre de l’Intérieur Annemie Turtelboom.

13h10. Un deuxième numéro d’urgence complète le premier. Les personnes peuvent contacter le 02/365.94.25 pour recevoir des informations sur les victimes ou contacter le centre de crise provincial au 02/363.22.11. Le numéro d’urgence 016/39.80.73 est toujours d’actualité.

13h08. La ville de Braine-le-Comte met en place une cellule d’assistance et d’information aux proches des victimes.

12H55. Le centre de secours établi dans un centre sportif de Buizingen fermait progressivement ses portes vers 12h30 après le départ des derniers blessés.

12h51. Le premier ministre Yves Leterme, en visite officielle à Pristina (Kosovo), a décidé de rentrer prématurément en Belgique. Il est attendu vers 15h sur les lieux de la catastrophe, probablement accompagné du roi, a annoncé le porte-parole du premier ministre.

12h39. Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a adressé ses condoléances à la Belgique.

12h34. La France exprime sa solidarité aux autorités et au peuple belges, a déclaré le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner.

12h20. Un feu rouge n’aurait pas été respecté : il s’agit du train qui venait de Louvain et se dirigeait vers Braine-Le-Comte, déclare le gouverneur du Brabant flamand.

12h18. La Croix-Rouge se tient prête à assurer le service 100 à Bruxelles.

12h15. Le trafic France-Belgique est suspendu pour toute la journée : cela concerne les trains Thalys, TGC, Eurostar et TER.

12h07. Tous les trains entre Bruxelles et Londres sont supprimés pour la journée de lundi.

11h37. Le bilan de l’accident entre deux trains à Buizingen est compris entre 8 et 20 morts, a indiqué lundi le parquet de Bruxelles.

11h28. Un numéro d’urgence est mis en place à destination des personnes qui pensent qu’ils pourraient avoir un proche ou un membre de la famille parmi les victimes de l’accident : 016/39.80.73.

11h13. Des ambulances transportent des blessés vers des hôpitaux proches. La Croix-Rouge prend en charge les blessés légers ou immobilisés sur place. Les passagers sont invités à noter leur nom. Les passagers qui n’ont pas été blessés sont transportés par des autobus de De Lijn. Le procureur du roi de Bruxelles, Bruno Bulthé, s’est rendu sur les lieux de l’accident.

11h09. Dans un communiqué commun, Infrabel et la SNCB précisent qu’ils « ne veulent et ne peuvent pas spéculer sur les causes de l’accident mais seront activement associées à l’enquête menée par les autorités belges ». Selon un porte-parole d’Infrabel présent sur les lieux de la catastrophe, les dégâts sur place sont énormes, notamment aux caténaires.

10h59. « Un jour noir pour la Flandre », dit Kris Peeters, le ministre-président flamand.

10h36. Confirmation d’un bilan mortel. « la police a évalué le bilan probable de l’accident à au moins une dizaine de morts », mentionne la porte-parole d’Infrabel Fanny Charpentier, précisant : « La collision, qui a dû être violente, a été frontale et un wagon est couché sur le flanc ». Le trafic des trains à grande vitesse internationaux Thalys et Eurostar est interrompu au départ de Bruxelles.

10h30. Les blessés graves sont soignés sur les lieux avant d’être transférés dans un hôpital, indique le bourgmestre de Hal. Les blessés légers sont transférés vers un centre sportif de Buizingen. Les voyageurs qui n’ont pas été blessés sont transférés dans un autre centre sportif de Hal. Un centre de crise a été installé au niveau provincial.

10h21. L’accident aurait fait 20 morts, selon le bourgmestre de Hal, Dirk Pieters.

9h57. Il y aurait des blessés graves, mentionne l’AFP

9h54. Aucun train ne circule entre Bruxelles et Tournai ou entre Bruxelles et Mons. Les services de secours sont à l’oeuvre.

9h43. L’info est relayée par l’Agence France Presse. « Ce pourrait être une collision frontale entre des trains transportant des personnes se rendant à leur travail à Bruxelles ou en venant », indique la porte-parole de la SNCB.

9h14. L’annonce du drame tombe sur les téléscripteurs virtuels des rédactions. Première dépêche Belga, avec un lapsus dû à la hâte : « Accident de travail (sic) à Hal : plusieurs blessés », avec de premières infos lapidaires. Belga évoque plusieurs blessés graves.

8h28 à Buizingen. L’heure de pointe, malgré les vacances scolaires. Un train est en retard, assurant la liaison Quiévrain-Liège Guillemins. Il file vers la gare de Buizingen (Hal). Un autre est à l’heure, l’omnibus Louvain-Braine-le-Comte. Ce dernier n’aurait pas respecté un feu rouge et l’inimaginable se produit : une collision par le flanc, d’une violence inouïe, bousculant un troisième train, de passagers, qui aurait réussi à freiner à temps.

(d’après Belga et AFP)

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