La fièvre urbanistique jugulée aux squares
LEPRINCE,PATRICE
Page 20
Mercredi 17 février 2010
Bruxelles Le PPAS Archimède entre en vigueur
Le ton est donné du côté de la Ville de Bruxelles qui vient de concocter un tout nouveau Plan particulier d’affectation au sol (PPAS) pour juguler la fièvre urbanistique frappant Marie-Louise, Marguerite et Ambiorix, les trois squares situés à deux pierres du très européen Schuman. Baptisé Archimède, le PPAS permettra de codifier l’expansion de bureaux notamment au profit de la fonction résidentielle ou encore de la qualité architecturale évidente dans le secteur qui compte quelques joyaux Art nouveau dont la magnifique maison Saint Cyr.
C’est que la proximité des institutions européennes a entraîné la floraison d’hôtels et autres établissements horeca. « Ces nouvelles fonctions arrivées en masse ébranlent le quartier depuis un certain temps, souligne Christian Ceux. Ainsi, le patrimoine architectural et les intérieurs d’îlots ont été détruits ou transformés. Des parcelles ont été regroupées, des maisons unifamiliales ont été subdivisées en flat, des extensions de bâtiments ont totalement recouvert des jardins ».
Le PPAS Archimède mettra donc l’accent sur le renforcement de la vocation résidentielle durable au détriment des flat-hôtels, horeca et autres espaces de bureau. La Ville annonce au passage que d’autres Plans particuliers sont actuellement en cours d’élaboration. On en compte deux dans le quartier européen (Saint-Quentin et Véronèse) avec les mêmes objectifs que pour celui d’Archimède. Celui afférent à l’Îlot sacré sera, lui, relancé sur base d’une étude approfondie du bâti recensé dans la zone Unesco.
