Van Rompuy traité de « serpillière humide »

n.c.

Jeudi 25 février 2010

Pour sa première apparition au Parlement européen, Herman Van Rompuy a essuyé les critiques du chef de file des europhobes britanniques qui l’a comparé à “une serpillière humide”. L’intéressé a affirmé pour sa part avoir entendu une intervention pour laquelle il n’a “que du mépris”. L’EXTRAIT VIDEO

Je ne veux pas être impoli, mais vraiment, vous avez le charisme d’une serpillière humide et l’apparence d’un petit employé de banque”, s’est écrié M. Farage, sous les huées de ses pairs, lors d’une session à Bruxelles.

“Qui êtes-vous ? Je n’avais jamais entendu parler de vous, personne en Europe n’avait jamais entendu parler de vous”, a-t-il poursuivi, ajoutant à l’adresse de l’ancien Premier ministre belge: “Vous venez de Belgique, qui est plutôt un non-pays”.

“Mais je sens que vous êtes compétent, et capable et dangereux”, a-t-il aussi ajouté, en citant en exemple la Grèce, avec ses difficultés financières, qui “a été réduite à guère plus qu’un protectorat depuis que vous avez pris le pouvoir”.

Réagissant à son intervention, le président du Parlement Jerzy Buzek a estimé que “de telles atteintes personnelles ne sont pas tolérées” dans cette enceinte, tandis que le président du groupe socialiste, Martin Schulz, a demandé à M. Farage de “renoncer à son mandat”.

Reprenant la parole devant les députés, M. Van Rompuy a affirmé pour sa part avoir entendu une intervention pour laquelle il n’a “que du mépris”. “Mais je n’interviens pas là-dessus”, a-t-il ajouté sans autre commentaire.

L’intéressé avait été nommé au poste de premier président permanent du Conseil européen fin novembre 2009. Ses détracteurs lui reprochent un manque de visibilité depuis son entrée en fonction.

Un témoignage de respect

Le président du Conseil de l’Union européenne, Herman Van Rompuy, s’est présenté mercredi, pour la première fois depuis son entrée en fonction, le 1er janvier dernier, face au parlement européen pour un débat consacré aux résultats du sommet européen informel de début février.

L’ancien premier ministre belge a, devant les euro-députés, expliqué les résultats de la réunion des chefs d’Etat et de gouvernement des 27, principalement consacrée à la situation économique et à jeter les bases d’une nouvelle stratégie socio-économique pour l’Union européenne à l’horizon 2020. Les dirigeants européens s’étaient aussi entendus sur une déclaration commune à propos de la crise financière frappant la Grèce.

En venant devant l’assemblée, M. Van Rompuy voulait témoigner de son respect pour le parlement européen, qu’il n’est – juridiquement – pas tenu d’informer des résultats d’un sommet informel. Le traité de Lisbonne, qui a créé la fonction de président permanent du Conseil européen, ne le contraint qu’à faire rapport des sommets européens formels, ceux de mars, juin, octobre et décembre.

(D’après Belga et AFP)

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