100 millions pour le palais

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Jeudi 4 mars 2010

Liège Un financement complémentaire accordé aux extensions

Combien aura coûté la construction des extensions du palais de justice liégeois ? Il y a quelques jours, une nouvelle estimation a été présentée au conseil des ministres, elle est de 90 millions d’euros. « C’est un maximum, nous voulions êtres sûrs de boucler le budget », tempère Pierre Bister, directeur de la division liégeoise de la régie des Bâtiments. Que l’on y ajoute les honoraires du bureau d’architectes et ceux des bureaux d’études et la facture devrait frôler les 100 millions. Bien loin des 58 millions annoncés lors de l’adjudication. Explications.

58 millions. En novembre 2002, lorsque le chantier est adjugé à l’association momentanée Duchêne-Valens, il porte sur 58.229.817 euros. C’est cette somme qui sera officiellement communiquée et qui, aujourd’hui encore, est renseignée sur le site internet de la Régie des Bâtiments. En réalité, l’État fédéral sait déjà que les montants engagés seront beaucoup plus importants.

74 millions. Le 9 mars 2001, le conseil des ministres s’accorde en effet sur une enveloppe de 3 milliards de francs (74.368.057 euros) pour le chantier liégeois. Bien plus, donc, que les 58 millions qui seront annoncés dix-huit mois plus tard. Cette différence n’a rien d’étonnant, elle doit notamment servir à assumer les prévisibles révisions des prix : même si le chantier avait suivi son cours normal (il a démarré avec trois ans de retard environ), tant le prix des matériaux que celui de la main-d’œuvre étaient appelés à évoluer entre son début et son achèvement cinq ans plus tard. Les deux tiers de ces 74 millions seront empruntés auprès de la BEI, le solde auprès d’autres institutions.

90 millions. Les 74 millions d’euros provisionnés en 2001 par l’État fédéral répondaient à un chantier ouvert en 2002, réceptionné cinq ans plus tard. Mais trois années de procédures au Conseil d’État ont imposé de nouveaux ajustements. Finalement, la Régie estime que les coûts de la main-d’œuvre et ceux des matériaux auront augmenté de 27 à 30 % entre 2002 et fin 2010. « Il faut y ajouter les modifications entraînées par la réforme des polices, complète Pierre Bister. Il a en effet fallu revoir la disposition de certains locaux, notamment des salles d’audience. » Enfin, ces 90 millions qui viennent d’être accordés par le conseil des ministres tiennent aussi largement compte des charges pour les divers raccordements (il était initialement prévu qu’elles soient payées sur fonds propres), des surcoûts constatés en cours de chantier, de l’engagement d’un coordinateur de sécurité et des frais intercalaires (liés à l’obtention de nouveaux crédits auprès des banques).

100 millions. Enfin, l’addition doit être complétée par les honoraires du bureau d’architectes et par ceux des bureaux d’études : ingénieur en stabilité, spécialiste en électricité, contrôle technique du chantier et techniques HVAC – chauffage, ventilation et climatisation.

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