« Notre santé d’abord ! »

MOREL,PIERRE

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Samedi 6 mars 2010

Trilogiport Les « Bassimosans » montrent les dents

Le site du Trilogiport est une véritable décharge illégale, remblayée pendant des années avec toutes sortes de choses ! »

Le comité de riverains des « Bassimosans », désormais constitué en ASBL, n’est pas disposé à lâcher le morceau. Formé principalement d’habitants de la rue Marchand et de l’Allée Verte, au nord du site (commune de Visé), ce comité n’est que tardivement entré dans l’opposition au dossier. Bien après, en tout cas, les victoires obtenues par le Comité de Village de Hermalle-sous-Argenteau. Mais maintenant qu’ils y sont, c’est pour de bon. Flanqués de leur avocat, le médiatique Luc Misson, ils préviennent : le moindre motif de recours (sur un permis d’urbanisme qui n’a pas encore été demandé par la Région) sera exploité.

« Le site est pollué, martèle Henri Fastré, président de l’ASBL. Sur la base de l’étude d’orientation des sols effectuée par le bureau Ecorem, le Pr Charlier de l’ULg a démontré qu’une étude de caractérisation des sols était indispensable pour assainir le site. Nous la demandons depuis le lancement de l’étude d’incidences en avril 2009, mais sans succès. Au contraire, dans le cadre des travaux d’aménagement préalable du site, des boues de dragages et terres diverses y ont été amenées en toute illégalité, et il a fallu notre intervention pour que la Région les fasse enlever ! »

Le Pr Charlier est, elle aussi, à leurs côtés, pour confirmer son analyse de l’étude Ecorem : « Le nombre de substances pour lesquelles des dépassements sont constatés, et le fait que certaines valeurs d’intervention, soit celles à partir desquelles un assainissement est nécessaire, m’amènent à exiger cette étude de caractérisation. »

« Le décret sols de la Région de 2008 implique que quand une étude d’orientation est inquiétante, il faut une étude de caractérisation, plus poussée, indique le cabinet Misson. Mais quand on le signale à l’administration, elle nous répond que ce décret, pourtant juridiquement applicable, ne peut pas être mis en application faute de labos agréés. Tout cela alors que l’étude Ecorem a été réalisée en se fondant sur des normes anciennes, dont les seuils de polluants ne sont pas à jour avec les dernières exigences de l’Organisation Mondiale de la Santé. »

Pas de résultats.