De Decker veut des militaires pour éduquer les délinquants
n.c.
Mercredi 10 mars 2010
Le Président du Sénat Armand De Decker (MR) souhaite la création de centres pour jeunes délinquants avec encadrement militaire. « Les jeunes doivent sentir que la justice est là et qu’on ne rigole plus », explique-t-il.
Le bourgmestre d’Uccle et président du Sénat, Armand De Decker (MR), s’alarme de la montée de la violence à Bruxelles et demande la création de centres pour jeunes avec encadrement militaire, selon une interview à La Libre Belgique.
M. De Decker explique notamment que, dans sa zone de police, « 95 % des jeunes que nous arrêtons (…) sont libérés dans la journée ». Et d’insister sur la nécessité de créer 100 places supplémentaires dans les Institutions publiques de Protection de la Jeunesse (IPPJ), mais aussi de se poser la question : « Avons-nous réussi l’intégration des jeunes d’origine étrangère ? ». Pour M. De Decker, la réponse est non.
Pour faire face à cette délinquance des jeunes, le sénateur MR remet sur la table l’idée de créer des « centres d’éducation renforcés avec encadrement militaire ». Selon M. De Decker, la prison n’améliore pas les gens : « Il faut un centre de resocialisation avec un cadre autoritaire où les jeunes sentent que la justice est là et qu’on ne rigole plus. » Le bourgmestre d’Uccle estime que les jeunes délinquants de 20 ou 24 ans doivent être « rattrapés ». « Cela ne va pas se faire en prison ni dans une IPPJ, où on part voir des matches de football, le week-end… » Le journal rappelle que cette proposition s’était vue opposer une fin de non-recevoir il y a trois ans. Mais pour M. De Decker, le contexte a entre-temps changé.
(Belga)

