Le tueur de Bilzen devait se séparer de ses armes en 1996

n.c.

Lundi 15 mars 2010

Jean Houben, cet homme de 53 ans qui a abattu dimanche son fils de 15 ans ainsi qu’un policier à Bilzen, avait été condamné par le passé à vendre sa collection d’armes suite à un incident armé.

En 1996, le tribunal correctionnel de Tongres l’avait enjoint de se séparer de ses armes dans le cadre de mesures de probation liées à une condamnation à six mois de prison avec sursis, a indiqué lundi le procureur de Tongres, Ivo Delbrouck.

Cette sanction découlait d’un incident survenu en 1996 dans un café de Kotem, à Maasmechelen. « Houben était déjà à l’époque clairement fou des armes. Il était membre d’un club de tir », explique le magistrat.

« Ce jour-là, il était allé s’entraîner à son club. Rentré chez lui, il avait rangé ses armes, comme c’était légalement prévu à l’époque. Il s’était ensuite rendu dans un café de Kotem, où il avait eu une discussion avec d’autres clients. En sortant, il avait trébuché, ce qui avait fait rire les autres. Mais cela n’avait pas plu à Houben qui était rentré chez lui pour prendre un pistolet ».

Il était ensuite retourné dans les environs du café devant lequel il passait continuellement. Un gendarme, qui n’était pas en service, était alors sorti pour lui parler et le calmer.

« S’approchant de la fenêtre de la voiture que Houben était en train d’abaisser, ce gendarme, aujourd’hui pensionné, a vu Houben saisir son arme et ouvrir le feu dans sa direction. Celui-ci put éviter le tir, mais eut une lésion à l’oreille en raison du coup de feu », relate le procureur.

Poursuivi pour menaces

Houben fut alors poursuivi pénalement pour menaces et détention d’armes en public. Le pistolet utilisé fut saisi par la justice, et les enquêteurs découvrirent chez lui une collection d’armes.

Dans le cadre de ce procès, le juge imposa au prévenu de vendre toutes ses armes à un collectionneur. Jean Houben l’a-t-il bien fait ? « C’est au service d’exécution des peines de s’assurer que ce fut le cas », conclut le procureur de Tongres.

Les corps des deux victimes et du tireur seront par ailleurs autopsiés ce lundi et mardi à Louvain. Ces autopsies seront conduites par le médecin légiste Wim Van De Voorde.

(D’après Belga)

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