Les priorités d’Ecolo pour la présidence belge

n.c.

Lundi 15 mars 2010

Union européenne Pauvreté, lutte contre les licenciements abusifs, taxe Tobin… Ecolo a dévoilé ses priorités en vue de la présidence belge, que la Belgique entamera le 1er juillet.

Le parti a mis en avant un programme aux accents sociaux marqués. Et malgré les prérogatives limitées d’une présidence européenne, les caciques du parti ont présenté un document ambitieux, dont la mise en œuvre éventuelle dépendra moins du gouvernement belge que de la Commission européenne.

Ecolo veut notamment que celle-ci adresse des recommandations aux États membres où les revenus de remplacement se trouvent sous le seuil de pauvreté et où la croissance des salaires décroche de l’inflation et des gains de productivité. Pour Muriel Gerkens, une « évolution vers le modèle belge » d’indexation automatique est souhaitable.

Une politique de lutte contre la déflation des salaires est importante sur le plan social, mais aussi sur le plan macroéconomique, a renchéri José Daras. La crise actuelle trouve son origine dans l’appauvrissement et l’endettement des ménages américains, a-t-il dit.

Ecolo veut aussi que l’Europe interdise les licenciements abusifs par les entreprises bénéficiaires. La Commission doit selon les Verts déposer une proposition législative qui pénaliserait de tels licenciements de sanctions financières allant jusqu’à 10 % de la masse salariale, et dont la recette serait reversée au fonds social européen. Le parti imagine aussi une réforme du Fonds d’ajustement à la mondialisation – qui indemnise les travailleurs licenciés en raison d’une délocalisation – afin de prendre en compte également les travailleurs victimes du passage à une économie sans carbone.

(D’après Belga)

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