A Bruxelles, les écoles saturent

BOUILLON,PIERRE

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Mardi 20 mars 2012

Ecole Bilan de la première phase des inscriptions en 1re secondaire

Au cours de ces trois dernières semaines, les parents des enfants de 6e primaire ont accompli les formalités en vue d’inscrire leur enfant dans l’école secondaire de leur choix.

Les inscriptions, maintenant, c’est terminé. Une 2e phase s’ouvrira le 30 avril – les élèves qui s’inscriront alors devront se contenter des places qui restent et, dans les écoles où l’offre est inférieure à la demande, les enfants seront classés par ordre chronologique, selon le principe du premier arrivé, premier inscrit.

Dans le cas où ils ont sollicité une école dite « complète », les enfants inscrits pendant la 1re phase, eux, seront classés selon une série de critères, notamment géographiques.

Vendredi soir, le cabinet de Marie-Dominique Simonet (CDH), la ministre de l’Éducation, a fait ses comptes.

Le nombre d’enfants actuellement en 6e primaire est d’environ 49.000 unités. Au cours de la 1re phase, 43.342 d’entre eux se sont inscrits – 10.096 en Région bruxelloise, 4.138 dans le Brabant wallon (en matière d’inscriptions, cette province, sous pression démographique, fait toujours l’objet d’une observation particulière et est isolée dans les statistiques) et 29.108 dans le reste de la Wallonie.

Les (environ) 6.000 élèves qui ne se sont pas inscrits sont des enfants qui visent une école où ils savent que, quoi qu’il advienne, il y aura toujours suffisamment de places. Ou ce sont des enfants qui songent à étudier en Flandre, à l’étranger, etc.

On compte, en Communauté française, quelque 485 écoles secondaires. À ce stade des inscriptions, on recense 69 « écoles complètes » (63 l’an dernier) où la demande y a excédé l’offre – là, les élèves devront être triés par le jeu des critères évoqué plus haut, ce tri étant assuré par la Commission interréseaux des inscriptions (Ciri). Sur ces 69 écoles complètes, 35 sont situées à Bruxelles (contre 31 l’an dernier), 3 en Brabant wallon (9 l’an dernier) et 31 dans le reste en Wallonie (contre 23 l’an dernier).

En clair, la pression s’accroît encore à Bruxelles (dans cette région qui compte 103 écoles secondaires, une sur trois est donc saturée…). Dans le Brabant wallon, qui aligne pourtant quelques bahuts cotés, la pression chute – on est loin, en tout cas, de l’« empoignade » bruxelloise. La pression s’élève un peu dans les autres provinces wallonnes.

À ce stade, on ignore encore le nombre d’enfants qui peuvent se considérer comme inscrits et la part d’enfants qui ont sollicité une école complète et dont le cas sera réglé par la Ciri.

(1) Cette deuxième phase d’inscriptions dure jusqu’en septembre.