A cache-cache avec Haendel

DEBROCQ,MICHEL

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Vendredi 11 août 2006

Musique La Nuit au château de Beloeil

Pour la cinquième année d'affilée, l'ASBL Idée fixe organise la Nuit musicale de Beloeil. Et c'est Haendel qui, cette fois, sera le compositeur à débusquer au fil d'une balade nocturne à travers le parc du château. Cédric Monnoye lève un coin du rideau sur cet événement où sont attendues plus de 15.000 personnes.

Pourquoi Haendel ?

Haendel a écrit des chefs-d'oeuvre dans tous les genres : musique de chambre, opéra, musique sacrée, orchestre... Cela nous permet de présenter une palette très diversifiée de ce qu'offre la musique classique. C'est important pour les spectateurs que nous accueillons, qui ne sont pas nécessairement tous des mélomanes convaincus mais qui viennent ici pour la découverte. C'est la musique qui est essentielle. Tout ce qui est bars, restauration, etc., n'est qu'un service parallèle, que nous essayons de rendre le plus discret possible.

Comment mettez-vous tout cela en scène ?

C'est le parc qui nous guide. C'est un écrin naturel magnifique, unique en son genre, qui offre autour de son vaste plan d'eau une succession de petits jardins comme autant d'amphithéâtres naturels susceptibles d'abriter des ensembles musicaux. L'idée qui sous-tend toute la soirée, c'est de partir à la rencontre du compositeur en parcourant sa biographie illustrée par des concerts retraçant son parcours créateur. Il y aura 380 musiciens cette année, réunis en saynètes intimistes aussi bien qu'en vastes ensembles - pour Le Messie, par exemple. Vingt-cinq ensembles joueront chacun leur concert quatre fois, avant le feu d'artifice final.

Les musiciens participent-ils volontiers à ce genre de manifestation où la musique, peut-être, risque de ne pas toujours trouver son compte ?

En cinq ans, les choses ont évolué et de nombreux artistes aiment revenir ici. La rencontre avec le public est certainement l'une des raisons majeures à cela. Il n'y a pas, à Beloeil, de frontière entre la scène et la salle. Le partage avec le public est d'autant plus direct. Mais il y a aussi le plaisir de faire découvrir la musique « classique » à des gens qui ne vont sans doute pas souvent au concert : il y a dans ce contact une fraîcheur qui plaît à de nombreux musiciens. Enfin, en ce qui concerne la qualité d'écoute, il faut souligner que l'évolution de la technologie nous permet d'offrir ces concerts dans des conditions acoustiques tout à fait acceptables.

Ce samedi 12 août, de 18 à 24 heures, au château de Beloeil. Tél. : 070-22.20.07.