A VOS HORLOGES:C'EST BIEN CE WEEK-END QUE CA CHANGE L'HEURE D'ETE EST AVANCEE... LES TRAINS A LA BONNE HEURE

LAPORTE,CHRISTIAN

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Samedi 29 mars 1997

A vos horloges : c'est bien ce week-end que ça change !

L'heure d'été est avancée...

La mise en garde est rituelle depuis vingt ans et il y en a pourtant toujours qui tombent dans le panneau. Et qui se cognent la tête contre les aiguilles du temps : c'est bien ce week-end que toute l'Europe, France incluse, passera à l'heure d'été. Et ce jusqu'au dernier week-end du mois d'octobre.

Au cours de la nuit de samedi à dimanche, très exactement à 2 heures, l'on (re)passera de TU + 1 (soit temps universel + 1) à TU + 2 et il sera, par la grâce d'une directive européenne, 3 heures du matin.

Il faudra donc AVANCER les aiguilles de l'horloge et... de toutes les minuteries de la maison, de sorte à prévenir toute mauvaise surprise du côté du chauffage, du télécopieur et de la vidéo voire du percolateur qui se mettent en marche à une heure donnée.

Pour ou contre le changement d'heure ? Le débat récurrent comme le mouvement perpétuel ne sera jamais clos car partisans et adversaires ont de bonnes raisons de le louer ou de le conspuer.

Il y a quelques mois, la France, pourtant le premier pays continental à adopter le système de l'heure double, est partie en campagne pour son abolition, à grand renfort de sondages et en faisant sienne les arguments des opposants qu'elle avait toujours méprisés jusque-là ! On sait qu'Alain Juppé n'a pas hésité à se mouiller le maillot dans la polémique et que nos voisins hexagonaux se sont présentés à la récente conférence des ministres des Transports européens avec un mandat précis d'abandon.

Si certains Etats faillirent succomber aux sirènes abolitionnistes françaises, les quatorze autres pays de l'Union ont pourtant décidé de reconduire la formule pour les quatre prochaines années. Du côté français, on n'a pas abandonné tout espoir puisque la décision finale dépendra aussi de l'issue du débat prévu en juin au Parlement européen. C'est ce qui explique encore que les associations opposées au changement gardent le moral et envisagent de porter l'affaire devant la justice, s'il échet.

Pourraient-ils avoir gain de cause ? Il est permis d'en douter, car l'abandon du système coûterait très cher. Depuis sa mise en place, nombre de secteurs qui vont des communications au tourisme en passant par les services de la santé et les entreprises privées, tout court, se sont adaptés à la mutation bimestrielle, et revenir en arrière entraînerait de fâcheux surcoûts.

Bien entendu, les opposants ne manquent pas d'arguments non plus sur le terrain de la santé ou encore des économies d'énergie qui s'avèrent finalement être très dérisoires.

Le changement d'heure ? Gageons qu'on en parlera abondamment autour des tables familiales après la chasse aux oeufs. Car il ne faudrait quand même pas l'oublier : dimanche, c'est aussi le retour des cloches...

CHRISTIAN LAPORTE

Les trains à la bonne heure

Le changement d'heure pose-t-il des problèmes pour une entreprise qui travaille avec le temps au propre comme au figuré, comme la SNCB ?

La réponse est négative car il n'y a guère de trains en «double régime» à l'exception de quelques convois internationaux.

- Le phénomène est extrêmement marginal, explique le porte-parole. Et, dans ces cas, il va de soi que l'on tient compte du passage à l'heure d'été de manière fictive. Ce qui ne change rien pour le voyageur. Par contre, le passage de l'heure d'hiver à l'heure d'été ou inversement ne peut désavantager les membres du personnel. Le « personnel des trains», càd les conducteurs et les chefs-gardes, ne perd pas une heure de son salaire. En général, nous essayons de mettre de service les mêmes travailleurs fin mars et fin octobre. Leurs prestations s'équilibrent alors «de facto», mais ce n'est pas une règle définitive.

Les horaires proprement dits s'adaptent, évidemment, à l'heure nouvelle. Cela implique de mettre très vite les pendules à l'heure, au sens premier.

- Tout cela est bien huilé. C'est le personnel qui entame son service à 5 heures qui se charge de cette tâche. Résultat : quand les premiers voyageurs arrivent sur les quais, tout est déjà en ordre.

C. L.

Le «7e Soir» de ce jour comprend aussi un dossier sur l'heure d'été.