Accusé, Mettens se défend

COPPI,DAVID

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Mercredi 14 décembre 2005

Politique

La « DH » rapportait hier une accusation contre le chef de l'administration fédérale de la politique scientifique, Philippe Mettens. « Diagnostic », la revue du Groupe d'étude et de réforme de la fonction publique, a fait état d'une lettre du 6 janvier 2003, envoyée par Mettens, alors chef de Cabinet du commissaire du gouvernement à la Politique scientifique, à Marc Van Hemelrijk, patron du Selor, le centre de recrutement de la fonction publique. Dans cette lettre, Mettens, tutoyant sont interlocuteur, suggérait des noms pour composer les jurys de sélection du Selor qui devaient être appelés à choisir le « top manager » de la Politique scientifique. Lequel ne sera autre que... Mettens !

Tricherie? « Diagnostic » le laisse entendre. Philippe Mettens se justifie: « En tant que personne ressource, j'avais cité une quinzaine de noms dans ma lettre, des experts francophones et néerlandophones, et de tous horizons politiques. Deux ont été retenus pour le jury. Au préalable, j'ai réussi les épreuves d'assessement, organisées par le privé. »

Marc Van Hemelrijk, ancien chef de Cabinet du ministre flamand Van den Bossche, confirme: « C'est une pratique courante de réclamer des conseils auprès de personnes ressources. Après, au Selor, nous avons choisi selon nos critères les membres du jury. Tout cela a été avalisé par les ministres fédéraux. Je rappelle que M. Mettens a passé avec succès les assessment.» Chez Marc Verwilghen (politique scientifique), en guerre avec le top manager, on se disait hier « sidéré » par l'article de « Diagnostic ».