Actrices

MANCHE,PHILIPPE; CROUSSE,NICOLAS; BRADFER,FABIENNE; BROQUET,JULIEN; STIERS,DIDIER

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Mercredi 30 janvier 2008

Actrices

De et avec Valeria Bruni-Tedeschi, avec Mathieu Amalric, Noémie Lvovski, 107 mn.

Portrait d’une femme à la dérive qui se bat contre son horloge biologique, d’une comédienne aux caprices de star qui travaille sur une nouvelle pièce de théâtre, Actrices tape juste, malgré son côté film intello. Le deuxième long-métrage, à la fois drôle et déprimant, de Valeria Bruni-Tedeschi (la sœur de l’autre) vaut le détour.

Aliens vs. Predator : Requiem

De Paul Anderson, avec Lance Henriksen, Sanaa Lathan, Raoul Bova, 100 mn.

Deux des créatures les plus légendaires du cinéma de science-fiction s’affrontent dans un film sans intérêt. Si le ridicule tuait, le réalisateur Paul Anderson serait déjà six pieds sous terre, comme pratiquement tous les personnages de son abominable long-métrage.

Alvin et les Chipmuncks

De Tim Hill, avec Jason Lee, David Cross, Cameron Richardson, 90 mn.

Trois petits rongeurs animés numériquement se glissent dans le décor naturel d’un vrai film en trois dimensions. Et la collision frontale ne marche pas. Next !

Atonement (Reviens-moi)

De Joe Wright, avec Keira Knightley, James McAvoy, Saoirse Ronan, Brenda Blethyn, Romola Garai, Vanessa Redgrave, 130 mn.

Sur un canevas qui eût pu inspirer D. H. Lawrence (L’amant de Lady Chatterley) ou le Joseph Losey de l’inégalable Messager, Joe Wright construit un film visuellement splendide et remarquable dans sa partie féminine. Le tandem féminin formé par Keira Knightley et Romola Garai y est à sa place. Mais le réalisateur passe à côté du monde masculin.

Becoming Jane

De Julian Jarrold, avec Anne Hathaway, James McAvoy, James Cromwell, Maggie Smith, 118 mn.

Cette évocation de Jane Austen (rappelez-vous Orgueil et préjugés) plaira, outre aux fans de l’auteure, à tous les amateurs de films romantiques dans la tradition du genre. Le réalisateur s’est en effet concentré sur une passion de jeunesse, passion « impossible » pour des raisons sociales mais qui n’en a pas moins nourri les premiers écrits de la jeune femme.

Before the devil knows you’re dead (7 h 58 ce samedi-là)

De Sidney Lumet, avec Philip Seymour Hoffman, Albert Finney, Ethan Hawke, 116 mn.

Sidney Lumet, l’auteur d’Un après-midi de chien, signe un formidable suspense haletant, qui donne un violent coup de pied aux bonnes valeurs familiales en observant tour à tour un père et deux fils jusqu’aux tréfonds des âmes en rupture, jusqu’au cynisme le plus abyssal, jusqu’à l’horreur absolue. C’est tourné en urgence, avec une modernité, une capacité à surprendre et un rythme d’enfer. Avec de magnifiques acteurs tout en puissance et en retenue. De quoi retrouver le vrai goût du vrai cinéma.

Benjamin Gates et le livre des secrets (National treasure 2)

De John Turteltaub, avec Nicolas Cage, Diane Kruger, Ed Harris, 132 mn.

Alors qu’il entreprend de réhabiliter l’honneur d’un de ses ancêtres, Benjamin Gates tombe sur la piste d’un trésor perdu… Quelque part entre Indiana Jones et Tomb raider. En moins drôle, moins sexy, et beaucoup plus invraisemblable !

California dreamin’

De Cristian Nemescu, avec Armand Assante, Razvan Vasilescu, Jamie Elman, Maria Dinulescu, Alex Margineanu, 155 mn.

Ce film posthume de Cristian Nemescu démontre une nouvelle fois la pleine santé du cinéma roumain. Le propos, épatant bien qu’inachevé, navigue entre absurde, drame et comédie. Pas toujours très loin de Kusturica ni du Danis Tanovic de No man’s land.

Cassandra’s dream

De Woody Allen, avec Ewan McGregor, Colin Farrell, Tom Wilkinson, 108 mn.

Le New-Yorkais Woody Allen reste à Londres. Nous parle – comme dans Match point et Scoop – d’une intrigue criminelle. Le thème (deux frères coupables de faiblesse) passionne. Sa réalisation, nettement moins. Reste un joli trio d’acteurs (Farrell, McGregor et, dans le rôle de l’oncle manipulateur, Tom Wilkinson).

Cow-boy

De Benoît Mariage, avec Benoît Poelvoorde, François Damiens, Julie Depardieu, Bouli Lanners, 95 mn.

Poignant portrait tragico-burlesque d’un homme en crise. Le Namurois Benoît Mariage s’est inspiré librement de la prise d’otages de Vielsalm en 1980 pour rappeler la solidarité, poser la question de la manipulation des images, mais surtout pour interpeller sur le sens de la vie et de nos sociétés. Dans ce cadre, il donne à son ami Benoît Poelvoorde l’un de ses plus beaux rôles. Et Ben, magnifique funambule sur le fil du tragi-comique, offre une prestation en état de grâce.

Death sentence

De James Wan, avec Kevin Bacon, Kelly Preston, John Goodman, 110 mn.

Ames sensibles s’abstenir : cette histoire de vengeance personnelle, fortement inspirée par Le justicier, vise plus l’estomac que les neurones. Avec le réalisateur du premier Saw, il pouvait difficilement en être autrement.

Die Fälscher (Les faussaires)

De Stefan Ruzowitzky, avec Karl Markovics, August Diehl, Devid Striesow, 98 mn.

Tiré d’un fait historique de glaçante mémoire (l’opération Bernhard, déclenchée par les nazis pour tenter de ruiner l’économie ennemie via la fabrication massive de faux billets), ce film autrichien nous met face à un terrible dilemme moral. Dans les camps de concentration, à la place de ces juifs faussaires appelés à collaborer avec les nazis pour sauver leur vie, qu’aurions-nous fait ?

Elizabeth : l’âge d’or

De Shekhar Kapur, avec Cate Blanchett, Clive Owen, Geoffrey Rush, Hugh Dancy, 114 mn.

Près de dix ans après le premier volet qui nous présentait une Elizabeth Ier au tout début de son apprentissage du pouvoir, voici la reine protestante au faîte de sa gloire. Ménopausée et à distance des hommes, Elizabeth transforme sa virginité en arme de pouvoir et de conquête. L’âge d’or n’atteint pas le niveau du premier film, mais Cate Blanchett y est une nouvelle fois étourdissante.

Enfin veuve

D’Isabelle Mergault, avec Michèle Laroque, Jacques Gamblin, 97 mn.

Le mari, la femme, l’amant. Trio de vaudeville pour une comédie autour d’une veuve coincée par sa famille qui a décidé de l’épauler coûte que coûte dans son chagrin. Franche comédie burlesque ou drame familial ? Isabelle Mergault hésite et, du coup, sort quelque chose de mou. Heureusement, il y a Michèle Laroque.

Gone baby gone

De Ben Affleck, avec Casey Affleck, Morgan Freeman, Amy Ryan, Michelle Monaghan, Ed Harris, Amy Madigan et John Ashton, 115 mn.

Ben Affleck s’inspire d’un palpitant roman de Dennis Lehanne pour réaliser son premier long, qui évoque en filigrane le drame des enfants disparus. Se perdant parfois dans le touffu de son intrigue, l’acteur prouve néanmoins qu’il a un potentiel intéressant en tant que réalisateur. Il offre à son frère un rôle qui permet à Casey de déployer joliment ses talents. Ce film, même s’il n’est pas un coup de maître, contient de belles ambitions et bouscule notre pensée.

Il était une fois (Enchanted)

De Kevin Lima, avec Amy Adams, Patrick Dempsey, James Marsden, Timothy Spall, Julie Andrews, Idina Menzel, Susan Sarandon, 108 mn.

Les studios Disney s’amusent à réinventer le conte de fée par une glissade sympa, mais sage, vers la comédie romantique contemporaine, new-yorkaise de surcroît. De la 2D, hommage à l’âge d’or de Walt Disney, aux prises de vue réelles : le challenge visuel est réussi. Mais on aurait aimé plus de piquant dans les situations et un humour plus ravageur. Toute cette histoire reste très, très sucrée.

I’m not there

De Todd Haynes, avec Christian Bale, Cate Blanchett, Richard Gere, Heath Ledger, Marcus Carl Franklin, Ben Whishaw, 135 mn.

Si vous aimez les bios musicales de facture conventionnelle, comme La Môme ou Ray, ce film n’est peut-être pas pour vous. Vous cherchez Dylan ? Vous en avez sept pour le prix d’un. Et sept vies – pratiquement – imaginaires, qui dessinent un fascinant anti-portrait. Par moment ésotérique, mais à coup sûr le film le plus inventif et gonflé de l’année.

Into the wild

De Sean Penn, avec Emile Hirsch, Catherine Keener, Vince Vaughn, Thure Lindhardt, Marcia Gay Harden, William Hurt, Jena Malone, 149 mn.

Le quatrième film de Sean Penn en tant que réalisateur est aussi son plus beau. Et son plus personnel. Car derrière la fugue vers la liberté sauvage de Chris (merveilleux Emile Hirsch), on peut lire la métaphore d’un artiste qui a aujourd’hui pris ses distances avec Hollywood. Et qui lui préfère les chemins de traverse. Ce film de beatnik rimbaldien est un éloge vibrant de l’évasion, qui nous dit que même si la vraie vie est difficile, elle commence toujours ailleurs.

It’s a free world

De Ken Loach, avec Kierston Wareing, Juliet Ellis, Leslaw Zurek, Joe Siffleet, 96 mn.

A 72 ans, Ken Loach garde la toute grande forme. Et signe avec ce thriller social un film très contemporain sur les nouveaux méfaits de l’horreur économique. On y suit une femme (Kierston Wareing, formidable) qui passe de victime à exploiteuse sans s’en rendre compte. Cela fait d’autant plus froid dans le dos qu’il n’est pas interdit de s’y reconnaître.

Je suis une légende (I am legend)

De Francis Lawrence, avec Will Smith, Alice Braga, Charlie Tahan, 100 mn.

Will Smith incarne le dernier habitant de New York dans une nouvelle adaptation du célèbre roman d’anticipation de Richard Matheson. Un film plutôt réussi, qui mérite le détour pour ses trois premiers quarts d’heure marqués par la solitude insupportable à laquelle est confronté le héros.

La clef

De Guillaume Nicloux, avec Guillaume Canet, Marie Gillain, Vanessa Paradis, Josiane Balasko, Thierry Lhermitte, Jean Rochefort, 114 mn.

L’ultime volet de la trilogie policière de Nicloux offre un fort joli rôle à un convaincant Canet. Eric, la trentaine, est habité par un malaise latent. Lorsqu’on lui propose de récupérer les cendres d’un père qu’il n’a jamais connu, il est loin de se douter de ce qui l’attend… Derrière une structure de polar manquant souvent de fluidité et de rythme, La clef a du mal à ouvrir les portes.

La graine et le mulet

D’Abdellatif Kechiche, 152 mn.

Immense coup de cœur pour cette histoire simple et pleine de chaleur, qui conte le chant du cygne d’un vieil ouvrier d’origine maghrébine soutenu par l’incroyable énergie de sa belle-fille dans son désir de transformer une carcasse de péniche en restaurant à couscous. Kechiche est un grand directeur d’acteurs. Un humaniste. Doublé d’un magicien, qui change le chaos en or, et le spectre de la mort, en danse de vie haletante. On en reparlera aux Césars.

La guerre selon Charlie Wilson (Charlie Wilson’s war)

De Mike Nichols avec Tom Hanks, Julia Roberts, Philip Seymour Hoffman, Amy Adams, Terry Bozeman, Brian Markinson, Jud Tylor, 97 mn.

L’histoire est aussi incroyable qu’authentique. Son épilogue ? En 1989, les Soviétiques évacuent l’Afghanistan. Et le 11 septembre 2001… Le film est merveilleusement bien écrit, doté d’un humour féroce et jubilatoire, d’une mise en scène fluide, et surtout, porté par un trio d’acteurs au meilleur de leur forme. Il parvient à divertir autant qu’à nous éclairer sur les coulisses de ces négociations qui conduisirent les Russes à rentrer à la maison.

La sconosciuta

De Giuseppe Tornatore, avec Margherita Buy, Piera Degli Esposti, 118 mn.

Après plusieurs années d’exploitation et d’humiliations, Irina, jeune et belle femme slave employée dans un bordel du nord de l’Italie, arrive à fuir et trouve refuge à Trieste, où elle est engagée comme femme de ménage dans un immeuble. Entamé comme un thriller psychologique, ce film de Giuseppe Tornatore (Cinema paradiso) délivre une atmosphère profondément trouble et inquiétante.

L’auberge rouge

De Gérard Krawczyk, avec Josiane Balasko, Gérard Jugnot, Christian Clavier, Jean-Baptiste Maunier, 100 mn.

Version 2007 du roman de Balzac déjà porté à l’écran par Claude Autant-Lara. Clavier s’est fendu du scénario, donnant à cette mouture des accents de Labiche et Feydeau ! Dans un visuel à la Tim Burton. Quand on sait que tout ça est fait juste pour rire, juste pour divertir, tout va bien.

Le fils de l’épicier

D’Eric Guirado, avec Nicolas Cazalé, Clotilde Hesme, Daniel Duval, 96 mn.

Film authentique mettant en scène un jeune homme bougon, une fille solaire, un père taiseux, des paysans têtus, drôles, bons vivants, teigneux parfois. Portrait de famille et de campagne qui dépasse le périple bucolique pour nous cueillir avec sincérité et humanité

Le renard et l’enfant

De Luc Jacquet, avec Bertille Noël-Bruneau, Isabelle Carré, 92 mn.

Le réalisateur de la magistrale Marche de l’empereur signe un conte magnifique, touchant et universel autour d’une histoire d’amitié improbable entre une petite fille et un renard.

Les animaux amoureux (Animals in love)

De Laurent Charbonnier, avec la voix de Cécile de France, 85 mn.

Vous croyez tout savoir des manœuvres de séduction ? Pas si vite : les maîtres de l’univers en la matière, ce sont les animaux. Parades, roulage de mécanique, maquillage, chorégraphies prénuptiales, combats de mâles : les bébêtes ont tout inventé. La preuve avec ce documentaire certes classique, mais au casting animalier sidérant.

Les promesses de l’ombre (Eastern promises)

De David Cronenberg, avec Viggo Mortensen, Naomi Watts, Vincent Cassel, 100 mn.

Deux ans après le solide History of violence, Cronenberg réembauche le formidable Viggo Mortensen en lui offrant l’un de ses plus beaux rôles. Ce thriller sec et à nouveau brutal plante son décor à Londres, dans le monde de la mafia russe. Les salauds (Mortensen et un grand Cassel) y ont le visage humain, et le réalisateur nous gratifie d’un dernier quart d’heure d’anthologie.

Le tueur

De Cédric Anger, avec Gilbert Melki, Grégoire Colin, Mélanie Laurent, Xavier Beauvois, 91 mn.

C’est l’histoire d’un mec ordinaire, marié, père de famille, qui a choisi la mort. Le jour où il croise le tueur à gages chargé de l’éliminer, il flippe. Et va à sa rencontre pour lui proposer un marché… peu ordinaire. Atmosphère, atmosphère : plus que des mots, pour ce polar glacé au casting impeccable. Au final de cette histoire fondamentalement noire qui se déroule au ralenti, sans coups de théâtre, reste une inattendue tendresse.

L’homme sans âge (Youth without youth)

De Francis Ford Coppola, avec Tim Roth, Alexandra Maria Lara, Bruno Ganz, 125 mn.

Dix ans après L’idéaliste, le Parrain du cinéma américain revient avec un vrai film d’étudiant… dans le bon sens du terme. Derrière sa fable surnaturelle, qui offre à un vieil homme en fin de parcours une seconde chance de vie, Coppola livre un (auto ?) portrait philosophique. Aussi déroutant que passionnant.

My blueberry nights

De Wong Kar-wai, avec Norah Jones, Jude Law, 96 mn.

Traverser l’Amérique pour retrouver un sens à l’amour, donc à la vie. C’est le trajet auquel nous invite le cinéaste chinois pour son premier film en anglais. Le voyage s’inscrit dans l’esthétisme d’In the mood for love. Donc, c’est une redite qui nous laisse full sentimental mais qui, cinématographiquement, manque d’innovation et d’étonnement.

No country for old men

De Joel et Ethan Coen, avec Tommy Lee Jones, Josh Brolin, Javier Bardem, 122 mn.

En adaptant Cormac McCarthy, géant de la littérature américaine actuelle, les frères Coen reviennent à leur meilleur cinéma et signent bien plus qu’une palpitante course-poursuite, réflexion sur la criminalité et la violence. Le film, de la veine géniale de Fargo, se déploie dans un Ouest qui n’a plus rien à voir avec le Far West d’antan. Avec des personnages captivants, qui se pourchassent mais ne se croisent jamais.

Saw 4

De Darren Lynn Bousman, avec Tobin Bell, Scott Patterson, Betsy Russell, 90 mn.

Le Tueur au puzzle a rendu l’âme, mais quelqu’un perpétue celle de ses jeux sadiques. Sang et tortures sont donc au rendez-vous de ce quatrième volet aussi inutile qu’alambiqué. Saw est une blague de grands ados qui jouent à se faire peur. On aurait dû leur dire que les plus courtes sont les meilleures.

Si c’était lui

D’Anne-Marie Etienne, avec Marc Lavoine, Carole Bouquet, Florence Foresti, 88 mn.

Comédie romantique et sociale sur fond de lutte des classes (une histoire d’amour impossible entre Marc Lavoine, à la rue, et Carole Bouquet, mère de famille qui lutte contre les préjugés), Si c’était lui déçoit, malgré quelques bonnes idées et des intentions louables. Plan-plan.

Small gods

De Dimitri Karakatsanis, avec Steffi Peters, Titus De Voogdt, 85 mn.

A l’hôpital où elle est soignée après l’accident de la route qui a coûté la vie à son fils, Elena est « kidnappée » par un jeune homme qui l’emmène sur les routes à bord d’une vieille camionnette. Les rencontres se succèdent, dans ce road movie poétique et psychologique.

30 days of night (30 jours de nuit)

De David Slade, avec Josh Hartnett, Melissa George, 105 mn.

L’Alaska, un mois d’obscurité et des vampires assoiffés de sang… David Slade signe l’adaptation d’un roman graphique culte écrit par Steve Niles et dessiné par Ben Templesmith. Un film plaisant, de meilleure qualité que la moyenne du genre, mais qui n’exploite pas suffisamment le potentiel de son sujet.

We own the night

De James Gray, avec Joaquin Phoenix, Robert Duvall, Mark Wahlberg, 117 mn.

On se laisse happer sans résistance par ce drame criminel sans compromis sur une famille piégée dans la guerre de la drogue. Le grand talent de James Gray est d’aller au fond des choses, de donner du palpitant et de trouver la gravité au-delà des apparences du polar avec flics et mafia.