Afrika ! Afrika !

WYNANTS,JEAN-MARIE; ANCION,LAURENT; MERTENS,WENDY; VERELST,MARIE-CLAIRE; FRICHE,MICHELE; MAKEREEL,CATHERINE

Page 46

Mercredi 22 avril 2009

Afrika ! Afrika !

Tour & Taxis.

Des acrobates, des musiciens, des danseurs, des contorsionnistes venus de toutes les régions d’Afrique : coloré, rythmé, voyageant habilement entre traditions et modernité, technique et humour, ce spectacle de cirque à l’ancienne plaira aux petits comme aux grands. Voir sous la rubrique « Cirque ».

Artisto !

Maison de la culture de Tournai.

Mélange de différentes disciplines, de cirque et de music-hall, ce spectacle du clown Elastic privilégie l’humour visuel, selon une recette alliant le burlesque à l’ironie.

Avaler l’océan

Théâtre de la Balsamine.

Dans une ville, en pleine guerre civile, la tension monte malgré les voix feutrées et les sourires feints. Une pièce de Jean-Marie Piemme sur la contradiction entre le bien public et le destin personnel qui déchire et divise les individus, sur la satisfaction que procure la vengeance.

Bash, latterday plays

Théâtre royal de Namur.

Une pièce en trois actes – deux monologues et un duo – de Neil Labute pour gratter derrière le miroir d’une Amérique en apparence tranquille et vertueuse. La mise en scène de René Georges distille une fébrilité électrique au fil de ces témoignages de violence, ou de folie, ordinaire. Trois drames amenés avec un suspense soigné par des comédiens excellents.

Bernard Mabille

Salle Jules Collette, Bierges.

Seul en scène, Bernard Mabille enchaîne les mots d’auteur et de chansonnier.

Brandhout. Een irritatie

Koninklijke Vlaamse Schouwburg.

Dans ce monologue inspiré du dernier volet d’une trilogie sur les arts, Damiaan De Schrijver livre les mots de l’auteur autrichien Thomas Bernhard, une critique acerbe de la mesquinerie de l’establishment artistique de Vienne.

Ceci est mon corps

Maison Folie, Mons.

Ceci est un feuilleté de textes, musique et sons, un duo de la coquine et belle plume d’Isabelle Wéry et de l’imaginatif musicien qu’est Marc Doutrepont. Un corps qui vit, s’écoute, chante, désire, se dévoile et se dérobe, une énergie ludique et sensuelle à partir de la Vie sexuelle de Catherine M. (Millet) et de textes d’Isabelle Wéry.

Dieu !?

Centre culturel de Soumagne-Bas.

L’existence, l’essence de Dieu obsède ce laïque convaincu qu’est Hamadi. En une heure vingt, ce fabuleux conteur partage ses doutes sur la divinité, fouille la genèse, d’Adam à Moïse, dessine la création en marelle et crucifie tous les fanatismes. Avec humour, ironie et imprécation, il multiplie voix et silhouettes, il danse, il chante, il murmure, il tonne : le grand art du monologue sans cliché.

Et ta sœur ?

Comédie centrale, Liège.

Un camping oublié de la côte belge. D’une cabine de bain vont sortir les personnages les plus incongrus, joués par une seule et même actrice. Entre rayon de soleil et sable dans l’œil, les mots de Sandra Zidani sont mis en scène par Patrick Chaboud.

Facteur humain

Théâtre Le Public.

Une tragicomédie avec Magicien d’Oz et soucoupe volante, Médée et Freud… L’écriture de Thierry Janssen malaxe l’humour et l’onirisme et enfonce son pieu dans le cœur de l’homme. Jo Deseure crève l’écran dans cette histoire de désespoir et d’amour, en forme de puzzle, qui prend corps dans la dense mise en scène de Guy Theunissen et l’originalité de la scénographie.

Il était une fois la Belgique

Comédie Claude Volter.

Vincent Dujardin porte à la scène les mots de Patrick Roegiers qui, dans « Le mal du pays : autobiographie de la Belgique », décortique notre pays, de Brel à la Brabançonne, en passant par nos spécificités linguistiques, nos artistes et la mer du Nord.

Il vint une année très fâcheuse

Théâtre Les Tanneurs.

Après Monelle, présenté au KunstenFestivaldesArts 2008, Zouzou Leyens crée le second volet de son diptyque consacré à la perte de l’enfance. Dans Il vint une année très fâcheuse, elle crée un pont entre le compte rendu du procès de Gilles de Rais, qui tua une centaine d’enfants pour assouvir sa soif de jouissance, et Le Petit Poucet, le personnage de Perrault, obligé de quitter le monde de l’enfance lors de sa confrontation avec l’Ogre.

Impromptus

La Monnaie.

A côté de spectacles imposants et très théâtraux, Sasha Waltz développe ici une danse dépouillée de toute théâtralisation. Sur un plateau nu, brisé en son centre et offrant aux danseurs un espace incliné pas simple à appréhender, elle explore les rapports du couple, se basant exclusivement sur le travail du corps, inspiré par la musique de Schubert. Un spectacle d’une grande beauté plastique, techniquement remarquable, mais comme dépouillé de toute émotion.

Improshow

Ferme de Martinrou, Fleurus.

Comme dans tout spectacle d’impro qui se respecte, le public propose et les comédiens disposent. Pendant nonante minutes, Olivier Leborgne, Jean-Claude Dubiez et Patrick Ridremont relèvent les défis des spectateurs.

J’ai gravé le nom de ma grenouille dans ton foie

Foyer culturel de Péruwelz.

Conçu et interprété par la Clinic Orgasm Society, ce spectacle déjanté, échevelé, comme inventé sur place et pourtant minutieusement construit, explore tous les registres, du faussement tendre au drôlement cruel, dans un chaos contrôlé pour mieux surprendre le spectateur. Des histoires de grenouilles, de princes et de princesses qui voudraient bien s’échanger leurs rôles. Décapant !

La femme à deux têtes

Théâtre Poème.

Après avoir consacré ses précédents spectacles à Camille Claudel, Sarah Kane et Thérèse d’Avila, Charles Gonzalès s’intéresse aujourd’hui à deux femmes mythiques : Marie-Madeleine, qu’il révèle à travers les mots de Marguerite Yourcenar et Salomé, dans un texte écrit pour lui par le philosophe belge Frank Pierobon.

La forme des choses

Centre culturel d’Auderghem.

Au départ, on dirait une pièce sur l’histoire de l’art, mais ce récit de l’Américain Neil LaBute est plutôt un thriller. Il faut se méfier des apparences ! Evelyn, une jeune artiste, impose à Adam de changer de vêtements, de coupe de cheveux, de regard, de nez et d’amis. Valérie Marchant et Yannick Renier se prêtent à ce jeu piquant. Ils sont les jeunes et solides comédiens d’une mise en scène fort réussie d’Adrian Brine.

La traversée de la mort

Sous chapiteau, Florennes.

Un spectacle comme une expérience de vie. On se retrouve d’abord sous tente, pour se préparer à fuir vers l’Europe, puis sous chapiteau, où cinq jeunes femmes sont emprisonnées. Qu’est-ce que l’exil ? Pourquoi certains se mettent-ils en danger ? Pour rejoindre quel eldorado de Cocagne ? La Compagnie des Nouveaux Disparus pose de solides questions, à travers un spectacle nettement plus fragile, tant dans l’écriture que le jeu.

Le bon dernier

Théâtre de la Valette, Ittre.

L’histoire d’un curé de village comme on n’en fait plus. Il va bientôt partir et ne sera pas remplacé. Mais avec lui disparaîtra une fonction sociale importante dans la vie d’un village. Un texte de Pierre Guyaut-Genon, défendu par Léonil Mc Cormick.

Le Cercle des amis de la chanson d’amour

Théâtre Le Public.

Lili, Lucien et Léon, les trois représentants du Cercle des amis de la chanson d’amour, vont nous offrir un moment incroyable, savant mélange d’improvisation et de poésie bien bâtie, où l’on va pouvoir écrire nous-mêmes un quatrain en octosyllabes et le découvrir en chanson ! Le public succombe à ce trio irrésistible, qui joue sur l’obsolète et l’érige en grand art.

Le diable abandonné. Deuxième tableau : La forêt des origines

Site du Grand-Hornu, Hornu.

Dans La Meuse obscure, premier volet du triptyque Le diable abandonné, de Patrick Corillon, un fils en quête d’absolu partait à la recherche des mots justes. Le deuxième tableau, La forêt des origines, qui laisse une part au théâtre d’ombre, place les mots tantôt dans la bouche de la comédienne Dominique Roodthooft, tantôt dans d’étranges objets à la fenêtre d’un castelet.

Le diable abandonné. Premier tableau : La Meuse obscure

Site du Grand-Hornu, Hornu.

Les mots sont les seuls acteurs de cette création de l’artiste plasticien Patrick Corillon. Hormis la comédienne Dominique Roodthooft narrant quelques passages de ce conte pour petits et grands, Le diable abandonné n’est joué que par des lettres et des mots apparaissant et disparaissant dans un théâtre de marionnette. Etrange et fascinant, plein d’invention et de magie, avec, en prime, une réflexion sur le pouvoir du verbe et l’héritage du passé. En français, surtitré en néerlandais

Le dindon

Théâtre de la Toison d’Or.

Revu à la sauce seventies, Feydeau n’a pas dit son dernier mot. La jeune troupe du K-barré gagne la palme du saut carpé sur canapé et de la course-poursuite en slip léopard. Tout ce délire est très intelligemment contrôlé par Thibaut Nève, dont c’était la première mise en scène.

Le jour où je me suis rencontré

Théâtre du Méridien.

Comme les romans d’anticipation, cette pièce de Thierry Janssen et Sébastien Fernandez met en scène un homme qui a rendez-vous avec son moi du futur. Pendant deux heures, on navigue entre 1999 et 2037 sur le fil de destins croisés et d’allers-retours alambiqués. Touffu et décousu, ce voyage dans le temps ne lésine pas sur les effets techniques.

Le misanthrope

La Flûte enchantée.

Alceste aime Célimène à la folie, mais déteste la comédie humaine. Il choisit donc une soirée de bal masqué chez la belle pour exiger qu’elle lui prouve son amour… Molière ausculte ainsi le mensonge et la vérité, à travers une pièce qui se masque. Fabrice Cecchi la porte à la scène.

Les mangeuses de chocolat

Théâtre Le Public.

Le spectateur se retrouve face à quatre femmes, mangeuses de chocolat invétérées. Celles-ci décident de se défaire de leur vice en suivant une thérapie de groupe à laquelle le public est convié… Philippe Blasband signe ce morceau de plaisir à laisser doucement fondre sous la langue tel un carré de chocolat fin, savamment cuisiné par quatre comédiennes aux profils délicieusement croqués et croquants.

Les monologues voilés

L’Eden, Charleroi ; Manège, Mons.

Quel bonheur de sensualité et de vérités bien envoyées que ce condensé de témoignages, rassemblés par la Hollandaise Adelheid Roosen dans le but de nous faire pénétrer dans l’intimité des femmes musulmanes, trop méconnues en Occident. Sans tabou, mais sans provocation non plus, trois comédiennes arabo-belges parlent de plaisir, d’orgasme, d’amour, de virginité ou de mutilation, accompagnées musicalement par l’envoûtante Hassiba Halabi.

Le Stuuût 5

Café-théâtre La Bouch’rit, Liège ; Théâtre du Gymnase, Tubize.

Luc Dierrieckx, alias Marc Herman, poursuit ses aventures, ses élucubrations et ses jeux de mots décalés, en narrant en direct les nouvelles frasques de « cet imbessill » de Raoul.

Marie-Madeleine ou le salut

Théâtre Poème.

Ce texte de Marguerite Yourcenar, qui raconte l’histoire d’une fiancée abandonnée le soir de ses noces, résonne de réels échos autobiographiques. Mise en scène : Monique Dorsel et Sue Blackwell

Microfictions

Centre culturel des Riches-Claires.

En dialogue avec la musique urbaine de Stéphane Blok, Régis Jauffret dresse une suite de portraits sur les petites perversions du quotidien, les grandeurs et décadences de l’âme humaine.

Modèle déposé

Koek’s Théâtre.

Renaud Rutten reprend cette pièce écrite par Benoît Poelvoorde, Jean Lambert et Bruno Belvaux, dans laquelle un chercheur transi d’amour nous fait partager ses angoisses, ses questionnements, ses rages et ses passions.

Mon petit soldat

Théâtre Blocry, Louvain-la-Neuve.

Un texte puissant de Polly Stenham et une mise en scène intense de Tanya Lopert, pour creuser les déchirements d’une famille décomposée. Divorce, dépression, alcoolisme, parents démissionnaires et enfants pris dans la tourmente : la pièce se consume à mèche lente pour installer un malaise profond mais salutaire chez le spectateur.

Montenero 53

Centre culturel de Bastogne ; centre culturel de Huy.

C’est l’histoire de trois Italiennes venues immigrer en Belgique en 1953. Trois témoignages bouleversants confectionnés dans l’étoffe la plus douce, contés et chantés par trois épatantes comédiennes avec une rare et précieuse simplicité. Une guitare, un accordéon, quelques chants populaires, et l’émotion surgit à fleur de peau.

Papiers d’Arménie

Théâtre communal de Ciney ; centre culturel de Dinant ; centre culturel de Huy ; centre culturel d’Ottignies.

Reconnaître le génocide arménien, oser en prononcer le nom, réveiller les mémoires : le sujet de Papiers d’Arménie, de la jeune auteure (et comédienne) belge Caroline Safarian, est vaste et brûlant, mais reste en deçà de ses potentialités. On y suit l’affrontement nuancé d’un Turc et d’un Arménien veillé par une femme, à la fois mère et témoin ancestral, dans un enchevêtrement de poutres. Très belle interprétation de jeunes comédiens, dans la mise en scène sobre et stylisée de Guy Theunissen.

Paternel

Théâtre Le Public.

Un quatuor féminin tout en finesse, un théâtre dépouillé, un texte habile dans sa construction en spirale truffée de rebondissements : Paternel de Philippe Blasband frappe juste autour de ce sujet difficile qu’est le partage des objets et des souvenirs les plus intimes d’un père défunt. Ses filles et son infirmière découvrent ainsi les vies multiples d’un être qu’elles croyaient pourtant connaître.

Phèdre

Théâtre Varia.

Racine est ici dépoussiéré par la mise en scène pleine d’invention d’Aurore Fattier, tout en mélange des genres et des époques : anachronismes dans le décor et les costumes, prologue décoiffant d’humour et rythmes jazz de la chanteuse Eve Duchemin. Malheureusement, le jeu maladroit et disparate des comédiens affadit l’ensemble.

Pièce montée

Wolubilis.

Seule en scène, sous la direction de Daniel Hanssens, Laure Godisiabois interprète ce monologue que Pierre Palmade avait écrit pour Jacqueline Maillan. Une femme attend les invités de sa fête d’anniversaire et s’adresse directement au public pour évoquer sa vie, le caractère des convives, etc. Le texte de Palmade (son premier) est pour le moins inégal mais la jeune comédienne s’y révèle impeccable de bout en bout.

Plus si affinités

Centre culturel et artistique d’Uccle.

La rencontre entre un homme et une femme déclinée en une quarantaine de situations, du speed dating au coup de foudre, en passant par le mythe du prince charmant et la recherche de l’amour sur internet… Avec Pascal Légitimus et Mathilda May.

Printemps dans un jardin de fous

Salle communale de Binche ; centre culturel de Manage ; ferme de Vévy-Wéron, Wépion.

Pour échapper au service militaire, un homme se retrouve dans la section psychiatrique de l’hôpital militaire, où il s’aperçoit que, contrairement à ce qu’il pensait jusque-là, la société est un produit de l’armée, et non l’inverse. Une magistrale nouvelle d’Henri-Frédéric Blanc, mise en scène par Christian Leblicq et interprétée par un formidable Alain Eloy, débordant d’énergie, d’humour, de poésie.

4.48 psycho

Théâtre Océan Nord.

Reprise très attendue de ce spectacle plébiscité lors des Prix de la critique 2007-2008 (meilleur spectacle, meilleure scénographie et meilleure comédienne pour Véronique Dumont et Catherine Salée ex aequo). Loin des interprétations morbides trop souvent attachées à l’univers de Sarah Kane, Isabelle Pousseur nous propose une lecture lumineuse de cette pièce qui parle, certes, de dépression et de suicide, mais aussi et surtout d’amour et de littérature. Véronique Dumont et Catherine Salée, magnifiques, portent la parole de l’auteur dans un jeu troublant, idéalement mis en espace dans une scénographie toute de blancheur conçue par Michel Boermans.

Ruben déballe tout !

Salle Jules Collette, Bierges.

Coécrit par Sam Touzani, ce one-man-show de Richard Ruben raconte son parcours, parle de la vie de famille, de sa vision de Dieu, de Bush, des Parisiens, sans oublier Gonzague ou Elton John.

Sans ailes et sans racines

L’Ancre, Charleroi.

Hamadi – Mohamed El Boubsi pour l’état civil – et son fils Soufian s’interrogent sur l’influence de l’Histoire sur leur destin, le premier étant un enfant de l’exil, victime du délit de sale gueule, alors que le second, né en Belgique, revendique sa sale gueule.

Tout au bord

Centre culturel d’Eghezée.

A travers l’histoire d’un couple qui vient de voir ses deux grands fils quitter la maison familiale, Bernard Cogniaux et Marie-Paule Kumps nous tendent un miroir bouleversant. Quête de sens dans un monde qui va droit dans le mur, Tout au bord allie l’humour et la tendresse, éclats de rire et interrogations douloureuses. Un petit bijou d’humanité mis en scène par Pietro Pizzuti. Nomination aux Prix de la critique 2007-2008 dans la catégorie « Meilleur auteur » (Marie-Paul Kumps et Bernard Cogniaux).

Tristan et Iseut

Sous chapiteau, Herve ; sous chapiteau, Nivelles.

Sous le chapiteau des Baladins du Miroir, le célèbre philtre d’amour de la fable moyenâgeuse opère avec une fantaisie rafraîchissante : costumes flamboyants, masques insolites, pirouettes sportives et scénographie ingénieuse. Ce voyage nous emmène de l’Irlande à la Bretagne dans une version naïve mais généreuse de ce mythe fondateur.

Trouble #5

Halles de Schaerbeek.

Les Halles accueillent pour la cinquième fois un festival qui offre de nouveaux angles de vision sur l’évolution de l’art de la performance. Un festival qui se développe d’année en année et s’enrichit avec des artistes issus du monde entier.

Un fou noir au pays des Blancs

Centre culturel de Montigny-le-Tilleul.

Psychologue, auteur prolixe et figure respectée, Pie Tshibanda a dû, un jour, fuir le Congo-Zaïre. Il connaissait la Belgique, grâce à des échanges littéraires, et est venu frapper à sa porte. On lui a ouvert. Puis, les yeux ont dit le mépris. L’auteur a compris qu’il fallait tisser les liens : il a rendu visite à ses voisins… qui n’ont pas compris. Aujourd’hui, un « fou noir » nous narre son périple et, par l’art du conte réaliste, ouvre des brèches dans les certitudes du « pays des Blancs ». Un formidable plaidoyer le respect et l’amour.

Un petit coin de paradis

Théâtre royal de l’Etuve, Liège.

Quand il croise son ex-femme, Ferdinand, sans-abri aviné, prend conscience de sa déchéance, lui qui avait toujours pensé que cette situation de clochard n’était que provisoire et qu’il retrouverait bientôt une place dans la société. Une pièce de Joëlle Dave.