Ahmed philosophe Allah superstar Amadouce André Lamy Andromak Antigone, la quête du bonheur A table Bal-trap Caligula 107 ans Conversations après un enterrement Couple ouvert à deux battants Debout les damnées de la terre Demain, c'est le printemps Fabbrica Foto Franck Dubosc Hard copy HTTP : High Techno Tupper Plast Je vous écris de ma nuit La Cage aux Folles

MAKEREEL,CATHERINE; MERTENS,WENDY; WYNANTS,JEAN-MARIE; ANCION,LAURENT

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Mercredi 9 novembre 2005

Théâtre des Martyrs.

Après « Ahmed le subtil », Christine Delmotte entraîne la compagnie Biloxi 48 dans l'univers d'Alain Badiou, directement inspiré des « Fourberies de Scapin », de Molière. Une suite de saynètes impertinentes, où Ahmed le philosophe va rencontrer des personnages hauts en couleurs, dans sa cité de banlieue. (W. M.)

Centre culturel d'Anderlecht.

Sam Touzani entre dans la peau de Kamel Hassani, un jeune Beur qui a décidé de faire rire en incarnant un terroriste. Le rire fait mouche, la réflexion aussi. Ne manque qu'un peu de rythme dans la mise en scène pour que le propos percute pleinement nos consciences. (L. A.)

Centre culturel d'Eghezée.

Après « Là où il y a eu quelqu'un », la conteuse Michèle Nguyen nous parle de la conception et de la naissance, une nouvelle histoire de vie pleine d'émotions. (W. M.)

Koek's Théâtre.

Il a mangé Johnny Hallyday, Alain Souchon, Renaud, Michel Serrault, Michel Galabru et même François Pirette... Aujourd'hui, André Lamy a plus de 50 voix différentes à son répertoire, qu'il combine avec des sketches de son cru. (L. A.)

Les Ecuries, Charleroi.

Luk Perceval livre une adaptation intimiste, bouleversante et très physique de l'oeuvre de Racine, dont il réduit le langage à l'essentiel, faisant surtout parler les corps. Un spectacle présenté dans sa version française, qui avait marqué le festival d'Avignon en 2004. (J.-M. W.)

Parking, Saint-Josse.

Suite à la révélation de l'inceste de ses parents, Antigone se lance à la poursuite d'OEdipe et échoue dans les quartiers Sud de la ville. Malgré quelques faiblesses, la Compagnie des Nouveaux Disparus sert avec enthousiasme cette critique acerbe de la société. (C. Ma.)

Centre culturel et artistique d'Uccle ; Grand Théâtre de Verviers.

C'est une drôle de bête à quatre pieds, autour de laquelle on aime faire la fête et se disputer. La table est l'efficace prétexte d'un spectacle à sketches de Bernard Cogniaux et Marie-Paule Kumps, qui décortiquent les rapports humains. Nourrissant, réjouissant et plein de piquant, leur repas s'avère excellent pour la santé. On en reprendrait volontiers ! (L. A.)

Maison de la culture de Marche-en-Famenne.

L'amour, chaud brasero ou flamme assassine ? L'auteur français Xavier Durringer va à l'essentiel du débat : en scène, un couple va se défaire, un autre se forger. A partir de ces deux lignes claires se forme un étonnant dessin des sentiments - sombre, très sombre, et pourtant chargé d'espoir. Il y a quelque chose d'explosif dans cette pièce, d'autant plus que la jeune metteur en scène Jasmina Douieb choisit de nous présenter le drame à bout portant, dans une sorte de réalisme poétique. Percutant ! (L. A.)

Théâtre royal des Galeries.

Grande fresque naturaliste, cette tragédie retrace le destin d'un empereur tristement célèbre pour son règne tyrannique. Archétype du mal et de l'absurde, Caligula, magnifiquement interprété par Benoît Verhaert, peine à enflammer les esprits, entravé par une mise en scène trop glaciale. (C. Ma.)

Théâtre 140.

Simon est un tout jeune homme qui souffre le martyr. Son amour de Lucie l'a quitté. En solo, face aux notes de son journal intime, il va nous raconter sa douleur et ses mutilations physiques, qui iront jusqu'au trouble mental. L'auteur français Diastème signe une pièce qui fait rire et fait mal, placée sur le fil du rasoir séparant la normalité et la déviance. Etouffant, mais réaliste. (L. A.)

Théâtre Le Public.

La première pièce de l'auteure à succès Yasmina Reza, simple mais efficace, met en scène une fratrie meurtrie, face à ses secrets enfouis, à l'heure de l'enterrement de leur père. Dirigée par Françoise Courvoisier, la distribution belgo-suisse fait vibrer avec justesse cette partition douce-amère aux accents tchékhoviens familiers. (C. Ma.)

Atelier 210.

Un spectacle à la folle énergie, qui ressemble autant à un feuilleton américain qu'à un dessin animé de Tex Avery. Ce délire (bien) contrôlé par Véronique Dumont plonge Erico Salamone et Isabelle Jonniaux dans un dialogue signé Dario Fo et Franca Rame. L'adultère peut-il faire partie de la dynamique du couple ? Voici une réponse un peu hystérique, mais comique. (L. A.)

Maison de la culture d'Arlon.

Solide vie que celle de Louise Michel, anarchiste, révolutionnaire sociale, membre de l'Internationale. Seule en scène, dans un frac noir sur fond noir, Marie-Claire Clausse raconte ses combats, au fil d'un texte signé par le journaliste Guy-Joseph Feller. Austère, essentiellement littéraire, ce solo vaut surtout pour son fond. (L. A.)

Théâtre Blocry, Louvain-la-Neuve.

Dans une maison de repos, un vieil homme oublie le présent, mais se souvient du passé et le raconte à celle qui aurait pu être sa fille - car il a aimé sa mère. Amours ratées, temps qui passe, errance des sentiments et ambitions brisées tressent la pièce d'Eve Calingaert, portée avec émotion par le magistral Alexandre von Sivers, dans une mise en scène d'Armand Delcampe. (L. A.)

Waux-Hall, Nivelles ; maison de la culture de Tournai.

Angelo Bison raconte 150 ans d'histoire de l'Italie à travers un texte magnifique d'Ascanio Celestini, mêlant témoignages réels et légendes, débordant de poésie et d'humour. Un formidable moment, mis en scène par Pietro Pizzuti. (J.-M. W.)

Centre culturel de Chimay.

Souriez, vous êtes photographiés ! Et pas par n'importe qui : Jean-Louis Danvoye, le magicien du mime, ressort ses vieilles antiquités photographiques pour emmener les spectateurs dans un univers loufoque en titillant leur imaginaire. Du comique visuel pur plaisir, dirigé par Eric De Staercke. (C. Ma.)

Forest-National.

Dans ce one-man-show intitulé « Romantique », le séducteur beau parleur et un brin macho se fait romantique. Lâché par sa fiancée, il évoque les sept années qu'il a passées avec elle, avec son parler cru et sa mauvaise foi habituels. (W. M.)

Le Jardin de ma soeur.

Au bureau, quatre femmes se racontent les dernières nouvelles de leur vie de famille. Mais elles étouffent dans cette entreprise et cherchent un exutoire. Un texte d'Isabelle Sorente, joué par la Compagnie du Sillage. (W. M.)

Créahm, Liège.

Une pièce d'Alain Wathieu sur les objets qui facilitent notre quotidien mais nous prennent au piège, en nous formatant à leur usage. Un spectacle de la compagnie Canadair, proposé dans le cadre du festival « Emulation ». (W. M.)

Théâtre Poème.

Le Théâtre Poème porte à la scène des textes poétiques et des récits de Louise Michel, la « vierge rouge », figure légendaire du mouvement ouvrier et de la Commune, porte-drapeau de l'anarchisme. (W. M.)

Centre culturel de Huy ; Forum de Liège ; salle La Fraternité, Malmedy ; Théâtre du Gymnase, Tubize.

Daniel Hanssens et Pascal Racan, l'un des duos les plus attachants de nos scènes, confirment leur complémentarité et leur drôlerie dans les rôles mythiques d'Albin et de Georges. La mise en scène de Jonathan Fox n'innove en rien sur le terrain de la comédie en décor réaliste, mais la joie est contagieuse et l'écriture de Jean Poiret reste toujours aussi touchante. (L. A.)

La chute finale La contrebasse La dernière lettre La mouette La noce chez les petits bourgeois La recette Le salon 1914, le grand cabaret On part, Dieu sait pour où... Partition Pomposo Qu'est-ce que vous avez à me regarder comme ça ? Ruben déballe tout ! Ruby Moon

Magic Land Théâtre.

Déchaînés, Jean-Louis Leclercq et Eric De Staercke visitent un HLM et y croquent des caricatures impayables. Avec deux chaises, une table, une porte à pattes et quelques fringues, ils valsent d'une identité à l'autre, restituant avec férocité tous les travers de la nature humaine, le tout sublimé par un sens de l'humour et du non-sens atomique. (L. A.)

Théâtre de la Valette, Ittre.

Seul en scène, Olivier Leborgne est ce contrebassiste amer crachant toute sa bile sur l'humanité, ses collègues, les grands compositeurs et son instrument. Un grand texte du romancier Patrick Süskind (« Le parfum »), malheureusement figé dans une interprétation très froide ne laissant que peu de place au rire et à l'émotion. (J.-M. W.)

Salle l'Avenir, Péruwelz.

Anna Semionovna, médecin, russe et juive, en partance pour le ghetto ukrainien, écrit une dernière lettre à son fils Vitia, quelques jours avant d'être assassinée par les nazis. Un texte du dissident russe Vassili Grossman, interprété par Béatrix Ferauge. (W. M.)

Maison Folie, Mons.

Après avoir tourné durant des années autour de « La Mouette » de Tchekhov, Jacques Delcuvellerie monte cette pièce magistrale qui parle de théâtre, de passion amoureuse, de conflit des générations. Un spectacle en trois parties, trois espaces, trois époques. Une réussite complète, faisant ressortir toute la douloureuse humanité des personnages portés par des acteurs en état de grâce. (J.-M. W.)

Espace de l'hôtel de ville, Herve.

Sous la plume de Brecht, une noce vire au cauchemar. Un récit déjanté, avec bris de meubles et disputes des convives, mène à la farce et dénonce les conventions bourgeoises. Cette humeur va bien à Carlo Boso, épris du rire, mais sa mise en scène doit encore trouver son rythme, en compagnie du Théâtre de l'Eveil. (L. A.)

La Flûte enchantée.

Les propos de deux concierges, commères comme il se doit, qui se considèrent comme les porte-flambeaux de la civilisation. Un texte de Jeannine Worms, mis en scène par Jacqueline Préseau. (W. M.)

KVS.

Le collectif bruxellois Peeping Tom mêle danse, théâtre et chant dans ce spectacle sur la dépravation et la déchéance. (W. M.)

Sous chapiteau, Bruxelles.

Tournant pour les Baladins : pour la première fois, Nele Paxinou cède la mise en scène à Gaspar Leclère, qui a rêvé un spectacle mêlant théâtre et cinéma, écrit avec Vincent Zabus. Le récit et le jeu nous ont paru trop fragiles, mais la scénographie est magique et le film qui conclut le spectacle est épatant. (L. A.)

Théâtre royal de l'Etuve, Liège.

Le Théâtre de l'Etuve rend hommage à Aragon, dans le souci de respecter les dernières volontés du poète : « Etre entendu du plus grand nombre ». (W. M.)

Musée d'art moderne et d'art contemporain, Liège.

Le récit du combat désespéré d'une femme pour ramener un homme à la vie. Un texte de Jean-Yves Picq, proposé par la Compagnie de Monelle, dans le cadre du festival « Emulation ». (W. M.)

Palace, Ath.

La Framboise Frivole persiste et signe, puisant dans le patrimoine musical mondial pour mêler les genres, forger les anachronismes les plus criants et faire crisser l'archet de l'humour. Quand il est prouvé que « Starmania » a inspiré Wagner, tout est possible ! La recette est désormais connue, mais sa découverte vaut toujours son pesant de délire mélomaniaque. (L. A.)

Théâtre Varia.

Un spectacle plus nécessaire que jamais pour mieux comprendre les jeunes des quartiers difficiles. Dans une adaptation, d'une naïveté attachante, de « Roméo et Juliette », vingt-deux adolescents de Saint-Josse nous livrent un univers de rap, de téléréalité et de racisme au quotidien. (C. Ma.)

Auditorium 44.

Co-écrit par Sam Touzani, ce one man show de Richard Ruben raconte son parcours, parle de la vie de famille, de sa vision de Dieu, de Bush, des Parisiens, sans oublier Gonzague ou Elton John. (W. M.)

Zone urbaine Théâtre.

Une fable cauchemardesque autour de la disparition d'une petite fille. A la mise en scène, Claude Enuset souligne avec brio la folie surréaliste et absurde des personnages de Matt Cameron. A force de se dédoubler, entre parents terrorisés et voisins allumés, Fanny Roy et Stéphane Fenocchi finissent par nous rendre schizo. (C. Ma.)

Rue des Muguets Saleté Six fois par mois Sokott Tous coupables Tout est mouvement Typo Une tendresse essentielle Un fou noir au pays des Blancs Un poisson nommé Saphir Vendredi, jour de liberté Zijden stad/ Ville en soie

Théâtre Marni.

Un seul en scène irrésistiblement étrange pour mettre à nu les liens qui unissent une famille. Entre théâtre et documentaire vidéo, Michel André, Montois émigré à Marseille, donne à voir, avec pudeur et voyeurisme à la fois, ses retrouvailles avec son père et son frère. Un spectacle intrigant, mâtiné d'une subtile touche sociale. (C. Ma.)

Centre culturel de Chênée ; les Chiroux, Liège ; Espace privé, Piétrebais.

Après « Les vacances » de Jean-Claude Grumberg et « Hasard, espérance et bonne fortune », le Théâtre de la Renaissance s'intéresse au monologue coup de point de Robert Schneider, « Saleté », un texte sur l'exclusion défendu sur scène par Olivier Coyette, dans une mise en scène de Francis D'Ostuni. (W. M.)

Théâtre Marni ; Fabrique de théâtre, La Bouverie.

Tous les mois, en France, six femmes décèdent des suites de la violence conjugale. En Belgique, une femme sur cinq est victime de son conjoint. Une pièce de théâtre-action de la Compagnie Maritime. (W. M.)

Théâtre royal de Namur.

Dans un village dévasté par la guerre, de vieilles femmes survivantes se préparent à sacrifier la femme de l'ex-dictateur Sokott. Eric Durnez ne signe pas une pièce sur la vengeance, mais sur nos contradictions : les vieilles vouent un culte à l'ancien tyran, qu'elles chérissent à la cave. Nourrie par une distribution touchante et étonnante, la poésie est puissante, malgré une mise en scène trop métaphorique. (L. A.)

Théâtre de la Toison d'Or.

Sexe et pouvoir. Le couple a la dent dure. Après l'humour absurde d'« A la recherche du sens de la vie perdu », le Panach'Club nous parle d'amour au travail. Un bureau est prétexte à des scènes délirantes, écrites à six mains par les jeunes acteurs. Il y a du Monty Pythons là dessous, mais la caricature prend souvent le pas sur le sujet. (L. A.)

Atelier Théâtre de la Vie.

Passionné par l'auteur allemand Bertolt Brecht et sa pensée toujours en mouvement, le metteur en scène Herbert Rolland livre un spectacle en constante évolution. L'an dernier, il nous emmenait dans tout le Théâtre de la Vie pour un souriant marathon, plein de citations et de réflexions utiles. Cette fois, le spectacle épouse la dynamique du cabaret. (L. A.)

Théâtre de La Louvière.

Un spectacle clownesque aux allures de cabaret, par la compagnie québécoise T & Co. Pour petits et grands. (W. M.)

Comédie Claude Volter.

Gérard Duquet donne vie aux mots drôles et touchants de Romain Gary, riche d'une adaptation sans faille de son roman autobiographique « La promesse de l'aube ». S'il reste assez littéraire, ce théâtre voué aux oreilles permet la rencontre avec une vie plutôt étonnante et une écriture qui fait des merveilles. (L. A.)

Centre culturel et artistique d'Uccle.

Psychologue de formation, auteur prolixe et figure respectée, Pie Tshibanda a dû, un jour, fuir le Congo-Zaïre. Il connaissait un peu la Belgique, grâce à des échanges littéraires, et est venu frapper à sa porte. On lui a ouvert sans le regarder. Puis, les yeux ont dit le mépris. L'auteur a compris qu'il fallait tisser les liens : il a rendu visite à ses voisins... qui n'ont pas compris. Aujourd'hui, un « fou noir » nous narre son périple et, par l'art du conte réaliste, ouvre des brèches dans les certitudes du « pays des Blancs ». Un formidable plaidoyer pour l'écoute, le respect et l'amour, à voir absolument. (L. A.)

Théâtre de la Toison d'Or.

Le regard d'un poisson rouge sur le monde : l'idée est plaisante ! Que voit-il derrière la vitre de son aquarium ? Des saynètes de la vie quotidienne, tournée en dérision douce-amère par la plume de Stéphanie Blanchoud. En solo, Catherine Decrolier assure tous les personnages de ce vivarium, comique, tonique et parfois prévisible. (L. A.)

Théâtre Le Public.

Atypique et dérangeante, cette pièce de Hugo Claus aborde un sujet sensible avec lucidité et ambiguïté. George, accusé de relations incestueuses avec sa fille, sort de prison pour retrouver sa femme adultère, et le bébé qu'elle a eu avec le voisin. Une belle occasion de découvrir un auteur flamand encore trop méconnu chez nous. (C. Ma.)

Théâtre National.

Treize danseurs, comédiens et musiciens, jeunes, vieux, flamands ou francophones, brossent un portrait très personnel de la Bruxelles polyglotte et multiculturelle. On rit et l'on s'attache aux interprètes, forts en trognes et sans vergogne, au fil de saynètes basées sur la musique, l'ironie et la danse. Un premier spectacle chorégraphique pour la compagnie Dito'Dito, qui cherche un peu son fil rouge. (L. A.)