Alain Destexhe se considère toujours MR 

n.c.

Mardi 5 septembre 2006

Contacté par l'Agence Belga au sujet de la polémique née entre lui et le président du MR Didier Reynders au sujet du cambriolage qui s'est déroulé au GIA (Groupe Interforces Antiterroriste), le sénateur Alain Destexhe a répété qu'il se considère toujours "membre du MR".

Lundi, au cours d'une conférence de presse, Alain Destexhe avait déclaré qu'il était "incompréhensible" que les locaux du
(GIA), cambriolés dans la nuit de jeudi à vendredi, n'aient pas été mieux protégés.

"M. Destexhe a formulé des critiques de manière indépendante de son parti", avait rétorqué le président du MR Didier
Reynders pour qui Alain Destexhe, en agissant de la sorte, "se mettait en marge du MR".

"Depuis 11 ans que je fais de la politique, j'ai toujours été loyal vis-à-vis de mon parti. Je n'ai jamais fait aucune déclaration
ou proposition allant à l'encontre de son programme",
a répondu mardi le sénateur bruxellois.
 "Le principe de la démocratie parlementaire implique certes une action collective au sein d'un parti mais aussi une certaine
liberté et des prises d'initiatives par les parlementaires. Et c'est, je crois ce que la population attend d'eux. Le fait qu'un
parlementaire pose une question à un ministre de la majorité n'implique pas une mise en cause de cette majorité".

Sans se prononcer sur la ministre de la Justice Laurette Onkelinx, Alain Destexhe a tenu à souligner mardi "l'action globale,
qu'il qualifie de positive, du ministre de l'Intérieur Patrick Dewael".

Concernant le vol dans les locaux du GIA, Alain Destexhe avait indiqué lundi vouloir des explications des ministres de la
Justice et de l'Intérieur. Il avait en outre réclamé un audit de sécurité sur tous les endroits sensibles du pays.

Revenant sur son action à lui, le sénateur dit "essayer de mettre à l'agenda politique ce qui semble important dans le
fonctionnement démocratique belge: la gouvernance, la situation économique de la Wallonie et de Bruxelles et la lutte contre le
terrorisme".

Et Alain Destexhe de conclure à propos de la facilité avec laquelle on a pu pénétrer dans des locaux du GIA: "si on prend
l'avion, on passe au détecteur et on doit enlever ses chaussures et sa ceinture, et parfois être fouillé, mais là, des malfaiteurs
ont pu aisément pénétrer au coeur du dispositif de lutte contre le terrorisme de la Belgique".
(D'après Belga)