Alerte au smog ce week-end

n.c.

Vendredi 9 janvier 2009

Alerte au smog sur la Belgique ce week-end. Plusieurs mesures de précaution devront être respectées, comme la limitation de la vitesse à 90 km/h sur certains grands axes et à 50 km/h à Bruxelles.

L’alerte smog est à nouveau en vigueur depuis vendredi en raison des concentrations élevées de particules fines dans l’air. Jusqu’à samedi, au moins, la vitesse maximale autorisée sera de 90 km/h sur la plupart des axes routiers et autoroutiers de Flandre et de Wallonie. A Bruxelles, la vitesse sera limitée à 50 km/h en ville et des contrôles supplémentaires de vitesse sont prévus.

La Cellule interregionale de l’Environnement (Celine) prévoit pour les journées de vendredi et samedi une augmentation des concentrations en oxydes d’azote (NO et NO2), monoxyde de carbone (CO), benzène et particules (PM2.5 et PM10), des polluants qui peuvent occasionner des problèmes pour la santé.

En ce qui concerne les particules fines (PM10), les prévisions annoncent des concentrations journalières supérieures à 70 microgrammes par mètre cube en Région flamande, à Bruxelles et dans la zone située au nord du sillon Sambre-et-Meuse, en Région wallonne. De façon générale, les concentrations seront plus élevées dans les grandes agglomérations et zones industrielles, précise Celine.

Outre les automobilistes, les industries sont également concernées. Le plan prévoit en effet une diminution des émissions industrielles pendant les épisodes de pollution, dans les zones de Charleroi et de Liège-Engis. Enfin, les bourgmestres de zones spécialement affectées par la pollution établissent des plans d’actions locaux adaptés à chaque seuil de pollution.

Par ailleurs, des actions de sensibilisation de la population sont prévues, de même que la diminution de 1ºC du chauffage dans les bâtiments publics.

Les pics de pollution par les poussières fines se caractérisent par une augmentation importante de leurs concentrations dans l’air ambiant. Ils apparaissent plus particulièrement en hiver, à l’occasion de phénomènes météorologiques connus sous le nom d’inversions de température.

Les effets des poussières sont principalement de type chronique (bronchites, asthmes, cancers). Cependant, on dénombre également des effets liés aux pics de pollution (réactions inflammatoires des poumons, augmentation des affections cardio-vasculaires, etc). A l’échelle de la Belgique, on estime à environ 13.000 le nombre de décès annuellement imputables à la pollution, essentiellement de fond, selon le plan d’actions en cas de pic de pollution par les poussières fines.

(belga)