Alessia et Livia : « Tout est possible »

ASSOCIATED PRESS; AFP; HERMANS,DIDIER

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Jeudi 17 février 2011

Disparition

Toujours pas de traces d’Alessia et Livia Schepp, les jumelles suisses de 6 ans enlevées par leur père Matthias Schepp à leur domicile de Saint-Sulpice (Lausanne) le 30 janvier et déclarées tuées par ce dernier dans une lettre envoyée à son ex-femme avant de se suicider sous un train, le 3 février, à Cerignola (sud de l’Italie).

« Toutes les hypothèses sont possibles, y compris celle d’une complicité, ont déclaré mercredi les procureurs de Marseille et de Lausanne, à l’issue d’une réunion technique entre enquêteurs suisses, italiens et français. Après 15 jours d’enquête, nous avons des pièces importantes du puzzle, mais il nous en manque. Nous avons des témoignages intéressants, mais on ne peut pas s’en contenter (…) Ces témoignages, nombreux, ne sont pas forcément tous corroborés par des constatations matérielles. »

Les procureurs ont refusé de commenter les informations de la presse italienne selon lesquelles des traces de sang auraient été retrouvées au Cap Corse. Ils ont été tout aussi prudents quant à une éventuelle complicité dans la région lyonnaise, évoquée mardi par la mère des jumelles dans un entretien au journal en ligne 20 Minuten.

Recherches en Corse

Par contre, le dictaphone ayant appartenu à Matthias Schepp, et qu’il ne quittait jamais, « n’a pas été retrouvé », ont affirmé les procureurs.

Les recherches se sont concentrées en Corse ces derniers jours après des témoignages évoquant la présence sur l’île le 1er février du père et de ses fillettes. Plusieurs personnes les avaient vus à Propriano, sortant du ferry qui les avait amenés de Marseille. A Macinnagio, un autre témoin a indiqué s’être garé sur un parking de la capitainerie à côté d’un véhicule boueux dont le passager était une femme blonde assise à côté d’un homme qu’il aurait reconnu comme étant Matthias Schepp.

Selon l’enquête, ce dernier aurait quitté Bastia le soir même de son arrivée sur l’île de beauté, apparemment seul, pour rejoindre Toulon d’où il est parti en voiture vers l’Italie.