Anderlecht est à sa place, la dernière

VOLPE,ANGELO; PAIROUX,ETIENNE; BERTI,CHRISTOPHE

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Jeudi 7 décembre 2006

Ligue des champions Milan et Lille qualifiés

P.33 Même une victoire des Italiens n'aurait pas fait le bonheur de Bruxellois incapables de gagner en C1.

Anderlecht2

AEK Athènes2

Pas de victoire, et donc, pas de qualification. Les mines étaient tristes, mercredi soir, au parc Astrid. Car Anderlecht, une fois de plus, s'est montré incapable de remporter un match de Ligue des champions dans le groupe H. Pour atteindre la Coupe de l'UEFA, la victoire du Sporting était nécessaire, de même qu'un succès du Milan AC face à Lille. Mais ni les Mauves ni les Rossoneri ne se sont imposés.

Au final, Milan et Lille sont qualifiés pour les huitièmes de la C1 et Athènes est repêché en UEFA. Alors qu'Anderlecht échoue à la 4e place du groupe. Comme toujours, puisque c'est la 4e année d'affilée qu'une telle mésaventure arrive au Sporting.

Les Bruxellois pourront maudire Milan pendant longtemps, regretter les aléas d'un calendrier défavorable et se dire - avec justesse - qu'ils étaient plus forts que l'AEK Athènes lors de leurs deux confrontations directes, mais rien n'y fera.

Sans Mpenza, blessé et finalement contraint de suivre la partie depuis la tribune ni Boussoufa, laissé sur le banc comme à Lens - le Marocain d'Anderlecht aura connu une Ligue des champions bien loin des attentes de tous - Anderlecht n'aura donc même pas rempli son contrat lors du dernier match. Malgré Nicolas Frutos, celui qu'on attendait comme le Messie et qui était bien présent au coup d'envoi. Tant mieux pour les Mauves, puisque c'est lui, le grand Argentin souvent blessé mais aux statistiques impressionnantes quand il peut défendre ses chances, qu'est venue l'étincelle dans un match bien terne.

Alors qu'on se dirigeait vers un 0-0 sans relief et sans occasion au repos, Frutos, à l'énergie, résistait à plusieurs adversaires dans des duels très physiques pour permettre à Vanden Borre d'inscrire un but qui ressemblait en fait à un essai de rugby, tout à l'arraché. Et c'est encore Frutos qui était à la bonne place, à l'heure de jeu, pour pousser le cuir au fond après un tir de Tchité. On croyait que tout était dit et qu'il « suffisait » d'espérer un miracle à San Siro, mais, en fin de match, l'AEK est revenu au score, via Lakis puis Cirillo, pour rendre la fin de match passionnante : un but de plus et l'AEK repassait devant Lille. Au final, Anderlecht termine donc, une fois de plus, à la quatrième et dernière place dans un groupe de Ligue des champions. Financièrement, les Bruxellois réalisent, comme d'habitude, une bonne opération, avec un bénéfice net qui avoisinera les 7 millions d'euros. Mais, sportivement, ont-ils vraiment progressé ? Poser la question, c'est y répondre : avec 6 points, 7 buts marqués, 11 encaissés et une seule victoire, les hommes de Vercauteren ont été moins ridicules que la saison précédente, mais sans plus.

Malgré la détermination de Frutos

Ligue des champions Quatrième partage européen pour Anderlecht

L'Argentin a permis à Vanden Borre d'ouvrir la marque avant d'inscrire lui-même le 2-0. Mais...

Remplacements :

Anderlecht. 65e : Boussoufa pour Hassan, 79e : Legear pour Frutos.

AEK Athènes. 50e : Lakis pour Kiriakidis, 58e : Hetemaj pour Julio Cesar, 58e Delibasic pour Manduca.

Arbitre : Fröjdfeldt (Suè).

Assistance : 20.800.

Buts : 38e : Vanden Borre (1-0), 64e : Frutos (2-0), 75e : Lakis (2-1), 81e : Cirillo (2-2).

Quelle tournure aurait pris ce dernier duel de Ligue des champions si Olivier Deschacht n'avait pas réussi, après cinq minutes seulement, un geste défensif de haute précision devant Julio Cesar ? Nul ne le saura jamais mais si le Sporting Anderlecht a rejoint les vestiaires, à la pause, avec un avantage d'un but, c'est en grande partie à son arrière gauche qu'il le doit.

Les seules actions offensives valables dessinées par les Bruxellois en première période ont en effet souvent été initiées par le Gantois qui n'a pas compté ses efforts pour amener du danger devant Sorrentino. Il faut cependant reconnaître que, une demi-heure durant, c'est l'AEK Athènes qui a eu la maîtrise du jeu sans pour autant réellement inquiéter Zitka.

Alors qu'Anderlecht semblait au plus mal, Nicolas Frutos n'a pas ménagé sa peine pour construire le premier but d'une partie qui tardait vraiment à démarrer. Tout a commencé par un geste technique en pivot à quarante mètres des buts de Sorrentino. L'Argentin a alors foncé tel un rugbyman vers le gardien athénien. Un contre favorable et la collaboration d'Hassan ont fini par favoriser Vanden Borre qui a bénéficié d'une sacrée dose de réussite pour donner l'avantage à Anderlecht.

Les Grecs, dans l'obligation de gagner au parc Astrid pour poursuivre l'aventure en C1, auraient pu revenir au score en fin de première mi-temps mais le coup franc de Tözser ne surprenait pas Zitka, très attentif pour couvrir son premier poteau.

Biglia, toujours sur phase arrêtée, aurait pu accroître sur coup franc les chances bruxelloises de remporter enfin un premier succès en Ligue des champions 2006 mais le portier de l'AEK démontrait une certaine faculté à planer.

Cela dit, Daniel Zitka sait aussi plonger au bon moment, comme l'atteste cet arrêt peu avant l'heure de jeu pour empêcher Tözser d'exulter. Frutos, auteur de son premier but en Ligue des champions à Athènes, trouvait également le chemin des filets au parc Astrid grâce au travail de Goor (centre) et Tchité (essai repoussé par Sorrentino).

Le moment d'inattention habituel d'Anderlecht en Coupe d'Europe est, cette fois, tombé à un quart d'heure du terme, ce qui a servi les intérêts de Lakis mais surtout de l'ensemble de l'équipe grecque qui n'a plus cessé de ménager une défense que Vercauteren avait pourtant prudemment étoffée.

Et ce qui devait arriver arriva quand Cirillo, un défenseur guère réputé pour son aptitude à marquer, s'improvisait attaquant de formation pour rétablir de manière spectaculaire l'égalité. Et priver ainsi Anderlecht d'une victoire qui, vu le résultat de Lille à Milan, aurait surtout eu une valeur honorifique.

Anderlecht

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Entraîneur :

AEK

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Entraîneur :

A San Siro, Lille a dicté sa loi au Milan AC

Pour sa troisième participation à la Ligue des champions en cinq ans, Lille a réussi son pari : pour la première fois, il passe la phase des poules. Pour poursuivre son aventure en huitièmes de finale, le Losc devait tout simplement faire mieux que l'AEK Athènes au parc Astrid. Et il y est parvenu en maîtrisant parfaitement sa visite à San Siro où il s'est imposé méritoirement 0-2.

Déjà qualifié et assuré de la première place, Carlo Ancelotti, l'entraîneur du Milan AC, avait annoncé qu'il alignerait la meilleure équipe possible lors de la visite de Lille. Privé de sept joueurs blessés dont Serginho (opéré mardi d'une hernie discale), Dida, Gattuso et autre Nesta, le club lombard loupait son entrée en matière. Lille s'installait en effet résolument dans le camp italien et donnait un premier avertissement par Odemwingie à la 5e minute. Un ex-Louviérois qui, deux minutes plus tard, suivait un envoi de Bodmer mal repoussé par Kalac pour porter son équipe au commandement.

Mené au score, le Milan AC décidait de prendre la direction des opérations. Lille subissait le jeu le temps de laisser passer l'orage et de ressortir proprement le ballon pour aller porter, plus souvent que son adversaire, le danger devant Kalac. Comme ce fut surtout le cas en début de deuxième période où Odemwingie, seul devant Kalac, ratait l'immanquable.

Avec la montée au jeu de Seedorf et Kaka, Milan commençait à faire souffrir Lille, Inzaghi envoyant le ballon sur la barre transversale. Avant que Keita ne tue tout suspens à la 67e minute (0-2).