Anderlecht rêvait d’un autre zénith

VOLPE,ANGELO

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Jeudi 16 septembre 2010

Europa League Les Mauves face au Zenit Saint-Pétersbourg, ce jeudi (21 h 05)

Les Anderlechtois reçoivent ce jeudi le Zenit Saint-Pétersbourg dans le cadre de l’Europa League, une compétition où ils ont brillé la saison dernière en terminant premiers de leur groupe devant l’Ajax Amsterdam avant d’éliminer l’Athletic Bilbao puis de chuter avec les honneurs devant Hambourg. Une épreuve qu’ils espéraient certes retrouver mais pas avant le 17 février 2011, soit lors des seizièmes de finale mais surtout après avoir disputé six matchs de Ligue des champions. Leur échec lors des tirs au but face au Partizan Belgrade les a propulsés plus tôt que prévu dans des poules qui ne suscitent évidemment pas le même intérêt que celles qui se disputent les mardis et mercredis avec Manchester United, Barcelone, le Real Madrid, l’Inter Milan et le Bayern Munich. Nul doute cependant que les Boussoufa, Biglia et autres Polak et Suarez donneront le meilleur d’eux-mêmes dans ce mini-tournoi qui débute contre un adversaire très bien coté.

Les moyens de ses ambitions

Le Zenit Saint-Petersbourg possède les moyens de cultiver de grandes ambitions. Soutenu par Gazprom, première société mondiale d’exploitation et d’exportation de gaz, le club russe bénéficie de ressources financières qui auraient facilement dû lui ouvrir les portes de la plus belle compétition européenne. Mais, à Auxerre, le Zenit est tombé de haut. L’équipe de Luciano Spalletti fera donc figure d’épouvantail dans un groupe où Anderlecht rivalisera aussi avec Hajduk Split et l’AEK Athènes pour conquérir une des deux places qualificatives, ce qui représenterait un maigre lot de consolation pour des Bruxellois qui s’attaquent au plus gros morceau d’entrée de jeu. Car la formation de Saint-Pétersbourg compte dans ses rangs 3 internationaux portugais – Fernando Meira, Bruno Alves et Danny – qui lui ont coûté la bagatelle de 58 millions d’euros. Rien que ça… La tâche s’annonce donc ardue pour des Mauves qui auront besoin d’un Proto irréprochable, de leur meilleur Boussoufa et d’un Lukaku efficace pour espérer vaincre l’armada russe.

Les clubs belges à leur place

Si la Ligue des champions représente autant un objectif financier (minimum 12 millions dans les caisses du club) que sportif (les joueurs se subliment et prennent de la valeur), l’Europa League cadre mieux avec les moyens actuels des clubs belges. Anderlecht – face à l’Athletic Bilbao – et le Standard – contre le Panathinaikos – l’ont prouvé au cours de l’exercice écoulé : le niveau d’ensemble de ce tournoi correspond bien à la valeur du Sporting, du FC Bruges et de Gand qui disposent de suffisamment d’armes pour tirer leur épingle du jeu.

L’équipe d’Adrie Koster reçoit le PAOK alors que ses récentes prestations en championnat font grincer des dents au stade Breydel. L’entraîneur néerlandais sait qu’en cas de nouvelle contre-performance, sa situation deviendrait intenable dans la Venise du nord où les tensions internes ont plongé le Club dans la morosité.

Chez les Buffalos, le repêchage en Europa League aux dépens de Feyenoord a été fêté, le 26 août, comme il se doit. Au Levski Sofia, les Gantois de Francky Dury seraient bien inspirés de réaliser une performance positive car les duels suivants, face à Lille et au Sporting Portugal, risquent de constituer des obstacles bien plus compliqués à surmonter.

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sur Mbark Boussoufa »

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Deschacht : « Je songe au record de De Wilde »

Olivier Deschacht disputera ce soir son 60e match européen sous la vareuse d’Anderlecht. Ils ne sont que six à avoir fait mieux que le Gantois : Filip De Wilde (80), Bertrand Crasson (78), Franky Vercauteren (68), Walter Baseggio (66), Michel De Groote et Bart Goor (tous deux 62). En cas de campagne réussie, le capitaine du Sporting peut donc envisager de se retrouver sur le podium au printemps.

« Ce n’est pas mon style de songer aux records. Mais je l’avoue volontiers, dans ce cas-ci, j’espère atteindre la première place afin de demeurer dans l’histoire d’Anderlecht », a expliqué mercredi l’arrière gauche qui a débuté sur la scène continentale le même soir que Vincent Kompany : le 30 juillet 2003, au Rapid Bucarest. C’est face à une autre équipe de l’Est qu’Olivier Deschacht sera opposé ce jeudi. « Les quelques jours qui ont suivi l’élimination face au Partizan, on se demandait comment on allait se motiver pour des déplacements à Split ou à Athènes alors que l’on rêvait tous d’aller à Barcelone ou à Manchester Utd. Aujourd’hui, la déception est passée. Et étant donné que l’on affronte d’entrée de jeu le Zenit, le favori de la poule, on ne risque pas de sous-estimer cette Europa League. »